​Des assises nationales et non une auto-évaluation

Opinion libre

A tous les voeux, nous voulons ces assises pour faire le bilan des 42 ans d’indépendance.  Mais que ces assises ne soient pas une auto-évaluation de ceux qui ont dirigé le pays durant toutes ces années. Ils ne doivent pas se constituer juge et partie. 
Un bilan doit se faire dans la neutralité et sans partie prise. 

Nous ne devons pas assister à des assises où ceux qui ont dirigé le pays de 1975 à 1999 et de 1999 à nos jours soient les même évaluateurs sinon on se trouvera en face d’une mise en scène et des arrangements consensuels sans perspectives. 
Nous la génération d’après-indépendance exigeons des assises où la société civile sera le maître du jeu puisqu’elle incarne en elle seule la neutralité politique. Cette société civile composée des associations, des ONG, des Universitaires, des écrivains….doit être mobilisés pour apporter un regard extérieur sur le bilan des 42 ans d’indépendance. Une telle démarche nous évitera de se trouver en face à des clichés antagonistes improductifs (autonomiste/Unioniste, fédéraliste/centraliste, Chiite/Sunnite, « tournantiste/anti-tournantiste », anjouanais /Grand-Comorien…). 

Que les acteurs politiques, y compris ceux qui militent dans le mouvement du 11 août soient entendus comme témoin puisque beaucoup d’entre eux sont aussi responsables aux situations de ce pays durant ces années d’indépendance.

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Ngo’Shawo, Confédération des travailleurs Comoriens, Association des droits de l’homme, Association des juristes, Association des journalistes…..ne nous laissons pas faire. Ces assises sont les nôtres. Allons évaluer nos institutions, faire le bilan de ces hommes et femmes qui ont eu les responsabilités à nous diriger hier et aujourd’hui et ce, pour permettre de voir clair dans l’avenir.

Said Ali Hamidou

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