« ​Je demande un cessez-le feu et l’armistice entre certains responsables du Juwa »

Oui, je lis depuis une semaines, loin du pays, les propos guerriers que se livrent certains responsables de mon parti, Juwa. Je suis consterné, bouleversé et attristé par cette guerre de mots-missiles qu’ils s’évertuent à s’envoyer par journaux interposés et qui font la joie de nos adversaires et du pouvoir qui dit à qui peut l’entendre qu’il va  »en finir avec Juwa ». Mon propos ici n’est pas de juger qui que ce soit. Ce n’est pas important et, de là où je me trouve ne ferait que mettre de l’huile sur un feu déjà bien attisé. 
Non, je viens dire aux uns et aux autres d’arrêter enfin leurs querelles de chapelles et d’intérêt. Juwa est un parti avec de responsables et des instances dirigeantes bien définies et actives. Elles seules sont habilitées à apprécier les actes et comportements des uns et des autres. Surtout qu’ici, au- delà des apparences, se cachent des intérêts pré requis à défendre pour certains et à conquérir pour d’autres. Des intérêts qui ne vont pas forcement dans le sens de l’intérêt général du parti, de ses militants et du pays en ce moment. Tous utilisent le parti pour ces intérêts là. 
Alors de grâce, arrêtez, je vous en supplie. Faites à ce que nous allions vite au Congrès pour régler nos différends dans cette grande assise nationale. Stoppez ce spectacle désolant et pitoyable que vous donnez les uns, les autres de notre parti et de ses milliers de militants disséminés en France et dans les îles et qui, en réalité, tels que je le connais, sont en deçà de ces débats futiles et improductifs, de ces combats de chefs loin de l’essentiel. 

Non, ressaisissez vous et allons vite au Congrès laver notre linge sale en famille. 


J’appelle, à ce propos, le Président d’honneur du parti, son Excellence, Ahmed ABDALLAH Sambi, à vite intervenir pour secourir ce bateau ivre en perdition en jouant de son autorité politique et morale et surtout, en regagnant le pays. Lui seul, en l’état actuel des choses peut siffler la fin du match et réorienter l’équipe vers une bataille plus juste et porteuse d’espoir et de confiance à nos militants et à notre peuple. 
Je vous remercie
IBRAHIMA Mhoumadi Sidi.

SG du CPN du parti Juwa.

1 commentaire sur « ​Je demande un cessez-le feu et l’armistice entre certains responsables du Juwa »

  1. DIVISER POUR MIEUX REGNER.

    L’idéal pour AZALI ASSOUMANI, c’est d’assister à l’éclatement du parti DJUWA.Ce rêve est d’autant plus érigé en principe et que toute réflexion du parti CRC consiste à récupérer une partie de leur dirigeants.

    Comme, nous sommes au début du mandat, le colonel président cherche à mettre la main sur les ministres qui représentent l’étiquette DJUWA afin qu’ils travaillent à sa guise.

    Par ailleurs, cette stratégie machiavélique est loin d’être anodine.
    D’abord, AZALI est sous pression de certains pays sunnites. En effet, ceux-ci ne verront pas en bon œil le retour aux affaires du président chiites. Par conséquent, AZALI fera tout pour empêcher un retour éventuel de l’ancien rais Mr Sambi.

    Ensuite, une candidature de
    Boléro après Anjouan n’est pas à exclure. Car, boléro doit être récompensé par ses services rendus au colonel et à d’autres pays au sujet des jeux des îles. Il est donc, temps de deboursayer le terrain des à présent.

    Il faut dire que l’ancien président Sambi a une part de naïveté. Il n’avait pas à confié les clés du pays à un militaire. D’autant plus que ce même soldat avait gouverné le pays et que rien n’avait été fait.

    Au delà de son métier de soldat, il fut les artistes de la séparation en mettant tous les moyens au colonel Bacar pour maintenir l’île D’anjouan loin des autres.

    Enfin, il ne faut jamais faire confiance à un militaire. Car, celui-ci a pris une stratégie de manipulation. D’ailleurs, un militaire n’a pas d’ami puisqu’il est condamné à faire un choix clair.

    De plus, un pacte signé avec un militaire n’a aucun sens car à tout moment, il peut (le militaire) le rompre. nous avons entendu parler du pacte germano-soviétique. Hitler n’a pas hésité à le défier.

    Bref, l’objectif principal du colonel président est d’assister à l’éclatement du parti DJUWA. Pour lui, c’est un pari qui pourrait devenir réalité. Car, les ministres du parti DJUWA sont obnubilés par le pouvoir. Ils auraient pu démissionner pour sauver l’unité du parti.

    Mais, cette manoeuvre frauduleuse du colonel ne restera pas sans puni. Ceux qui pensent que Dieu les a épargnés, ils se trompent car, les faisceaux d’indices de leur punition sont visibles aux yeux des comoriens.

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