​La candidature des Comores acceptée  à la SADC

Depuis mars 2016 les Comores avaient demandé l’adhésion à la SADC, maintenant c’est chose faite. ​Les îles Comores sont finalement admises à la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC).

Ici :La demande de notre pays à l’adhésion 

La SADC regroupe 14 pays de l’Afrique de l’Est et de l’Océan Indien : Afrique du Sud, Angola, Botswana, Lesotho, Madagascar, Malawi, MauriceMozambique, Namibie, République démocratique du Congo, Swaziland, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe.

LES ORIGINES

La Conférence pour la Coordination du Développement de l’Afrique Australe, la SADCC, le précurseur de la SADC, la Communauté, a été crée en Avril 1980 par les Gouvernements de Neuf pays de l’Afrique Australe, à savoir de l’Angola, Botswana, Lesotho, Malawi, Mozambique, Swaziland, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe.

La création de la SADC fût l’aboutissement d’un long processus de consultations par les leaders de l’Afrique Australe. Vers la fin des années 1970, il est devenu clair pour les leaders de la région qu’un drapeau et un hymne nationaux seuls ne satisferaient pas les besoins du peuple dans ses conditions de vie.

Deuxièmement, les expériences positives acquises en travaillant ensemble dans le groupe des États de la Ligne de Front, pour faire progresser la lutte politique, devaient se traduire en une coopération plus élargie dans la poursuite du développement économique et social.

À partir de 1977, des représentants des États de la Ligne de Front ont mené des consultations actives qui ont abouti en une rencontre des Ministres des Affaires Étrangères des États de la Ligne de Front, tenue à Gaborone, en Mai 1979 lors de laquelle a été convoqué une rencontre des ministres chargés du développement économique.

Cette rencontre a, par la suite, été tenu à Arusha, Tanzanie, en Juillet 1979. La rencontre d’Arusha a mené à la naissance, un an après, de la Conférence pour la Coordination du Développement de l’Afrique Australe.

La SADCC ou la conférence, a été établie ayant quatre objectifs principaux à savoir:

  • réduire la dépendance des États Membres, en particulier mais pas seulement, vis à vis de l’Afrique du Sud de l’apartheid
  • mettre sur pied des programmes et projets ayant un impact national et régional;
  • mobiliser les ressources des États Membres, en quête de l’autosuffisance collective; et
  • garantir la compréhension et soutien international.

Ces objectifs ont été poursuivis avec détermination et vigueur. À travers la SADCC, les pères fondateurs ont d’abord cherché à démontrer les avantages tangibles d’activités effectuées ensemble et à cultiver un climat de confiance parmi les États Membres.

Depuis, la SADC s’est développée devenant une organisation ayant un Programme d’Action, couvrant plusieurs secteurs d’ordre économique et social à savoir, L’Énergie, le Tourisme, l’Environnement et l’Aménagement des Sols, l’Eau, l’Exploitation Minière, l’Emploi et le Travail, la Culture, l’Information et le Sport ainsi que le Transport et les Communications.

D’autres secteurs sont les Finances et l’Investissement, le Développement des Ressources Humaines, l’Alimentation, l’Agriculture et les Ressources Naturelles, les Affaires Juridiques et la Santé. Chaque secteur est coordonné par un État Membre et quelques États Membres coordonnent plus d’un secteur.

Pendant les deux dernières années, la SADC a entrepris la restructuration de ses institutions et un rapport à ce sujet a été adopté par un Sommet Extraordinaire, le 9 Mars 2001, à Windhoek, Namibie. Cette restructuration fût nécessaire dû aux difficultés et contraintes vécues lors du processus de changement de l’organisation du statut de conférence de coordination pour devenir une Communauté, comprenant:

  • Des reformes institutionnelles inadéquates pour permettre la transformation efficace de La SADCC (la Conférence de Coordination) en la SADC (la Communauté). Par ailleurs, la manière d’aborder la dotation en ressources et le système de gestion n’était pas adéquat.
  • Le besoin de la mise en place de mécanismes adéquats à même de traduire le haut Niveau d’engagement politique dans la définition de la portée et du degré du développement communautaire par le biais de l’intégration régionale. Ceci suppose la délégation de pouvoirs aux agences pertinentes chargées de la mise en oeuvre de l’agenda de la SADC et le renforcement de leur capacité de prise de décisions.
  • Le manque de synergies, d’une part entre les objectifs et les stratégies du Traité et, d’autre part, entre l’actuel Programme d’Action de la SADC (SPA) et l’encadrement institutionnel.
  • Une capacité réduite de mobilisation de niveaux significatifs des ressources de la région, elle – même, pour la mise en oeuvre de son Programme.
  • La sur dépendance de financement externe du Programme d’Action de la SADC (SPA), dans l’ordre de plus de 80 pourcent mettant en danger la durabilité du Programme.

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