​La faillite de l’État comorien 

Les auteurs du lynchage à mort, le 12 juillet à Mutsamudu , du présumé meurtrier d’une dame à Anjouan ne sont pas tous démasqués. Ils ne sont pas arrêtés.

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Et celà fait déjà une semaine que Mohamed Abdou alias Branda, ramené par la gendarmerie au palais de justice pour être jugé, est livré à un lynchage à mort par une meute d’Anjouanais déchaînés. 
Ceux qui ne le frappent pas hurlent et appellent au meurtre : « Tuez-le »,  « Brisez-lui la tête ! », « Fils de p… ».  Ce fut un acte de barbarie sans précédent, la pire humiliation de l’espèce humaine. 
Or, au fil des images, on peut voir un nombre croissant d’Anjouanais participer à la curée sur l’homme dénudé baignant au sol dans son sang.
Les images terrifiantes, insoutenables et d’une rare violence relayées sur les réseaux sociaux ont montré, de manière très visible, les bourreaux du malheureux Branda.
On aperçoit sur les images un homme en tee-shirt rouge et noir, prénommé Anli Ahamada, qui s’identifie comme étant le frère de la dame tuée, victime d’un viol. Il brandit une main découpée de la victime, percée par un couteau.  
C’est ce même individu qui avait eu l’impudence de déclarer dans une vidéo que la gendarmerie devait lui livrer Branda pour le tuer et se vanger de sa soeur. 
Au lendemain de cet acte le plus abominable que le pays n’ait jamais connu, les autorités avaient promis la fermeté et les auteurs jugés. 
Mais jusqu’ici aucun procès n’est ouvert pour punir rapidement ces « fous » et leurs complices de gendarmes. L’enquête supposée ouverte ne devrait-elle pas commencer sur les hommes en treillis ayant livré le présumé meurtrier?
Le gouvernement comorien, qui avait été obligé de reconnaître le scandale à la suite de la publication des images, n’a pas sanctionné la hiérarchie de la gendarmerie, pourtant mise en cause par une grande partie de l’opinion publique. Et celà par peur de juger certains hauts gradés. 
Après avoir promis une justice équitable, le premier gouvernement d’Azali montre des signes de faiblesse sur ce domaine. Le changement promis patine.  
Plus que celà, la justice devrait juger les coupables d’actes de vandalisme sur l’affaire Salimani-Dzahani surgit le jour de l’Aïd El-fitr. Des jeunes des deux villages voisins s’en sont pris lors d’un match de foot.
En tout état de cause, le gouvernement s’est beaucoup affaibli depuis le décès de la jeune femme enceinte à l’hôpital El-Maarouf il y a un mois. Aucun membre du personnel médical n’a été jugé alors que quatre d’entre eux seraient interpellés. 


Le laxisme des autorités sur ces dossiers ne fait qu’accroître le sentiment de scepticisme déjà existant dans notre pays. 
Pour rassurer les citoyens, des procès et des condamnations les plus fermes contre les coupables devraient être prononcées le plus rapidement possible. Celà pourrait donner du crédit au gouvernement.

Abdoul Youssouf 

1 commentaire sur ​La faillite de l’État comorien 

  1. Moi,j’ai dit l’enquête doit commencer à partir de l’ile de Mohéli puis à Anjouan car Mohammed Abdou a commis un acte criminel dans 48h ,il sera jugé ça c pas normal parce que la tension a monté à la famille de la victime laisser d’abord leur rabaissé c 1erreur donc à Anjouan interpeller la gendarmerie ,la justice et puis finalement les auteurs de linchage tout qui a commis devra être jugé sinon c lechaos et NS attendons le verdict.

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