​La FOP de l’Union des Comores fait toujours l’objet de polémique

​La FOP de l’Union des Comores fait toujours l’objet de polémique. Or, à travers l’appui de l’ABGE, pour la première fois le pays s’est doté d’une stratégie de Réforme de la Fonction publique qui fixe les grands axes pour les cinq années à venir, validé politiquement le 07 mai 2016. Rien ne peut se réaliser sans l’implication des institutions de l’Union des Comores et celles des iles autonomes. 

En effet, les entités insulaires recrutent sans la supervision du payeur, en l’occurrence le pouvoir central. Outre la mise en place d’une réelle coordination Ile-Union dans les recrutements, il faudrait néanmoins penser à mettre en place les organes chargés de gérer les carrières de nos fonctionnaires à savoir, le Conseil supérieur de la FOP, le conseil paritaires, la Haute Autorité de la FOP et le Conseil médical. Jusqu’ici, le statut de la FOP n’était pas opérationnel dès lors que les organes cités ci-dessus n’étaient pas en place. Il faut remarquer que tous les gouvernements qui se sont succédés aux Comores n’ont fait que jouer un jeu de ping-pong en rejetant la responsabilité des dysfonctionnements aux autres. Il serait donc judicieux voire pertinent de ne pas de jeter l’anathème sur les autres et rejetter la responsabilité sur un tel ou tel quelques sois les sentiments que nous ayons.  

Mohamed El-Had Abbas, ancien ministre de la justice 
Mohamed El-Had Abbas, ancien ministre de la justice 
En revanche, force est de bien assurer la continuité de l’Etat tout en rectifiant les erreurs du passé sans passion ni esprit de revanche. Nous n’avons pas créé l’Université des Comores tout en envoyant une partie de nos jeunes à l’étranger pour produire des chômeurs mais plutôt des jeunes comoriens responsables capables de répondre aux besoins du pays face aux défis du moment. C’est ainsi que nous n’avons pas le choix, nous devons œuvrer en faveur de l’insertion professionnelle de ces jeunes. On dira tout ce qu’on voudra mais notre population augmente et les attentes dans tous les secteurs sont de plus en plus criantes.

Est-il nécessaire de rappeler que sur un recrutement de 100 postes à pourvoir chez TELMA Comores, 4250 jeunes diplômés en ont postulé et que sur 5 postes chez Lafarge, 1250 jeunes étaient présents à la candidature. Ensemble, nous donc prendre de la hauteur afin de mieux voir et comprendre les souffrances de notre population en général et celle de notre jeunesse en particulier.

Mohamed El-Had Abbas, ancien ministre de la justice 

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