​Le Anda est la plus douce persécution

Opinion libre: 

On a une fâcheuse tendance à considérer le Anda dans son aspect dépensier, or bien que cet argent peut être géré pour le bien-être personnel et contribuer en conséquence  au développement du pays, le gaspillage n’est pas forcé; et le gaspillage n’est pas le facteur qui porte le plus de préjudice; le plus grand mal du Anda est moins dans ses dépenses que dans son statut et sa finalité.

tu es moins que rien chez-toi si tu ne le fais pas, même si tu peux gagner ta vie, même si tu es instruit personne ne te donnera sa fille en mariage; le Anda est la plus douce persécution, tes connaissances ne serviront à rien, si tu parles c’est à peine quand on fait semblant de prêter l’oreille; ton argent servira contre toi un objet de risée; on ne t’oblige pas à le faire mais on trouve le moyen de te montrer que tu es moins que rien; alors ou bien tu le fait et tu es la personne la plus intelligente et la plus accomplie, ou tu émigre sans billet de retour, et si tu choisis de rester accepte d’être devant la coutume, la personne la plus insignifiante et la plus méprisable;

Si tu demandes la main d’une femme on te préfèrera un alcoolique réputé, un drogué notoire ou un répugnant paresseux sans activité pourvu qu’il soit prêt à exécuter l’acte sanctifié.

Alors le mal du Anda est moins dans les dépenses que dans sa nature à humilier celui qui ne l’observe pas.

Si le riche, l’instruit et l’homme sensé n’ont pas de place dans la communauté sans le Anda, que dire du pauvre et des illettrés qui s’en écartent?

Il faut perdre la raison ou s’en dépouiller volontairement pour ne pas voir le drame social et moral causé par ces coutumes appauvrissantes.

Muhammad Soidrouddyne Hassane

 

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