​Le chef de l’exécutif d’Anjouan entre le marteau du gouvernement central et l’enclume de l’opposition 

Opinion libre :

Ce matin par hasard, j’ai rencontré un soutien de premier rang de Salami et du parti JUWA. Au cours d’une discussion amicale sur la situation politico -socio-économique du pays surtout de l’île d’Anjouan, il s’est beaucoup plaint du divorce brutal que l’Imam Azali Assoumani leur a imposé. 

Le parti JUWA et par ricochet Salami et Sambi seraient conscients de leur responsabilité sur les humiliations que subit aujourd’hui Anjouan. Salami chercherait par conséquent à réconcilier Anjouan pour le soutenir à défendre les intérêts de l’île face à cette machine lancée à grande vitesse par Azali pour le broyer. 
J’ai rappelé à mon interlocuteur et il est d’accord que Salami a raté l’occasion d’être un GRAND Gouverneur de tous les anjouanais le 23 mai 2016 à la gymnase de Missiri en incitant les jeunes délinquants qu’il a manipulé pendant la campagne électorale à huer et à insulter son aîné et prédécesseur Anissi Chamssidine, quand il sait qu’il est déclaré par la Cour Constitutionnelle Gouverneur jamais élu au nom d’une paix sociale. Ces agissements dont il a reconnu la responsabilité pouvaient être mis sur le compte d’une jeunesse délinquante, droguée et désœuvrée, s’il s’en était pas suivi de son discours de haine, de mépris et d’arrogance précédé des délires pathologiques de son mentor Sambi. En humiliant au cours d’une cérémonie solennelle des élus de l’île (les maires), il a davantage prouvé la petitesse de l’homme. Les accusations gratuites de vol et de malversations lancées contre son prédécesseur et son équipe sont malheureusement le témoignage d’un œuf nain (œuf sans jaune) dans un poêle bouillant. La chaise sur laquelle il est assis est plus grande que lui. 
En jetant son venin de serpent incapable de porter une veste sur des jeunes innocents par des licenciements massifs et abusifs il s’est définitivement enterré. En s’attaquant aux conseillers de l’île de Dar Soifa, il a rompu tout pacte avec la population. Et ce n’est pas la distribution de quelques tonnes de ciment dans les villages qu’il peut rehausser une image ternie à jamais. 

Aujourd’hui ils n’ont que leurs yeux pour pleurer et il n’y a personne pour les accompagner au cimetière. 

Mon interlocuteur tout à fait d’accord avec moi, croit toujours à un miracle réconciliation entre JUWA, Anissi et les partisans du Colonel Bacar. Mais certains rêves restent des rêves, d’autres deviennent réalité et certains tournent au cauchemar.
Notre petit Salami peut continuer à rêver, rien ne lui interdit.
Yassine Ben Ahmed

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