​Le ministre de la justice réagit à la libération sous caution des agents de Comores Télécom

Dans une conférence tenue au cristal Itsandra hier pour le bilan du Hadj, le ministre d’Etat chargé de la justice et des affaires islamiques a été relancé sur la question de la libération des agents de Comores télécom soupçonnés de surfacturation.

A la question de savoir ce qu’il en pense de cette decision et de ce qu’il peut faire, Fahmi Said Ibrahim explique que  » seuls les parquetiers sont dans l’autorité du gouvernement et en particulier de mon ministère. Nous pouvons poursuivre les auteurs présumés de détournement, mais en ce qui concerne les decisions des juges, nous n’avons aucune autorité. La cour suprème est completmeent indépendante par conséquent, si elle decide de les liberer, nous ne pouvons que nous y conformer. Lorsque j’étais avocat, je respectais les decisions des juges alors c’est pas maintenant que je vais changer de cap ». 
Il a toutefois tenu à encourager les journalistes pour qu’ils creusent davantage afin de connaitre les raisons et les modalités de ces libérations contre le dépôt d’une caution de 5 millions de la part d’ Ibrahim Abdallah coordinateur de la direction des ressources humaines et de Moussa Houssein agent de la Snpsf.

A.ATHOUMANE, Comores infos 

1 commentaire sur ​Le ministre de la justice réagit à la libération sous caution des agents de Comores Télécom

  1. Monsieur le ministre, le parquet est sous l’autorité de l’exécutif.
    En d’autres termes, vous êtes le garant du parquet et vous ne pouvez pas se dédouaner de votre responsabilité. Et si ce que vous dites est vrai, pour quoi vous n’avez pas fait appel à cette décision. Notons qu’aucune décision ne sera prise par un parquet quelconque sans que le procureur en parle au ministre. Sachez que le ministre de la justice donne des instructions aux procureurs. Souvenez vous, en effet de l’histoire de TAUBIRA Ex-ministre de la justice Française, elle avait dit lors d’une instruction qu’elle n’était pas au courant de la décision du procureur. Or, quelque jours après un journal révèle le contraire. N’oubliez pas que la France est un pays de droit,toutefois cela n’a pas empêché le patron du parquet de mettre le net sur un dossier sensible notamment, une question de sous. Si ceci, est possible en France,pays de droit de l’homme, j’imagine qu’un pays de non droit comme les Comores fait pire.

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