​LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT AZALI

Monsieur le président Azali,

C’est avec une douleur incommensurable que nous avons appris votre gouvernement de tragédie national.

 Un gouvernement nazi formé dans le but de déporter tous les élites non Mitsoudjeen en attendant leur extermination

 Devant cette tragédie, nous n’avons pas de quoi à mettre en berne que nos plumes tout en espérant que cette fois ci elles sont bien aiguisées afin de pouvoir couper la corde avec laquelle les bourreaux  qui forment votre gouvernement sont habitués à nous faire passer autour du cou.
Ensemble et  d’une seule voix, nous sommes sans concession pour dire NON à cette gouvernement de ploutocrates.
Monsieur le président, chaque chose a ses limites. Où se situe  la votre lorsqu’on peut mieux faire pour ce pays mais aux yeux de votre monstre de népotisme, on est coupable de ne pas être du même village que vous ?
Où se situe vos valeurs républicaines lorsque vous donner plus d’importances aux caprices de l’enfant du village plutôt qu’aux interprétations et aux critiques que cela va engendrer.
Où est l’indépendance de la justice si vous inculquer aux magistrats du pays de bien observer le lieu de naissance du prévenu avant de prononcer la sentence
.   

 Au nom des indignés de la république, nous nous opposons avec véhémence contre le copinage comme mode de gouvernance. Cela engendre le pillage et la corruption.  Surtout pas ca Monsieur le Président. C’est justement les mêmes pratiques durant votre premier mandant et le résultat est sans appel : un pays balafré par la pauvreté et la misère.  Permettez-moi de vous murmurer à l’oreille cette expression d’einstein « la folie c’est de se comporter de la même manière et s’attendre a un résultat différent
Monsieur le président, avec tout le respect que je vous dois, si votre grandeur se résume a l’autojustification et a l’autosatisfaction  plutôt qu’a l’autocritique libre a vous de penser que vous avez changé. Libre à vous de dire que les inaugurations symboliques célébrées en grande pompe hissent les Comores  sur la bonne voix. Par contre si personne n’ose vous formuler la moindre critique c’est par ce que comme disait Paulo « nous voyons toujours le meilleur chemin à suivre mais nous ne prenons que le chemin auquel nous sommes habitué à suivre ». 
Ne nous dites pas que le pays va émerger alors que c’est les mêmes structures de bases, les mêmes  hommes politiques et les mêmes pratiques politiques. Rien n’a changé.

  Le chômage, l’inflation, l’indice de croissance sont alarmants. Tous les voyants sont au rouge. Nous attendons urgemment un programme macro économique pour stimuler la croissance. Il n’est pas trop tard. La somme de 54 milliards destinés à la construction de l’aéroport qui va porter surement votre nom  suffira à ouvrir une banque de la jeunesse afin de permettre aux diplômés d’avoir accès aux financements. Nous sommes offusqués de votre projet de construire un aéroport qui va servir de tremplin aux désespérés pour aller risquer leurs vie en méditerranéen au lieu de les encourager de rester au pays par la création de milliers d’emplois.
Monsieur le Président, dans votre discours à l’ occasion du 06 juillet, vous avez fait  appel à tout le monde à vous rejoindre mais finalement vous n’écoutez personne a part votre entourage. Drapez vous dans cette logique des lors qu’aucun esprit de révolte ne vous dérange. Toutefois, si vous voulez vraiment qu’on arête de vous culpabiliser à propos de cette suprématie villageoise, chaque décret que vous allez signer doit être ritualisé au village. C ‘est la seule façon pour vous de nous convaincre que  cette égoïsme surdimensionnée n’est pas de votre faute mais celle du sorcier du village qui gagne en puissance.
En espérant que cette  lettre vous apportera une longue vie au pouvoir, je vous prie de croire, Monsieur le Président en ma plus haute considération.

CP

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