​Récit d’une Expédition Militaire à Rebondissements

Alors une chasse à l’homme tout azimuts et sans précédent fût enclenchée et menée conjointement par « les escadrons que d’aucuns qualifiaient de la mort », les milices parallèles et l’A.N.D (Armée Nationale de Développement), cette chasse visait les membres du Gouvernement et du du Cabinet  Présidentiel, les élus, les cadres et dignitaires du régime Bacar, particulièrement de plus musclée et de plus aveugle.   

Il faut savoir que les arrestations sont opérées sans mandat express et de surcroît par l’Armée Nationale de Développement. L’AND a vigoureusement procédé aux interpellations en usant des moyens de coercition qui faisaient rappeler les pratiques honnies par la démocratie (quadrillage du périmètre incriminé, tirs de sommation, saccage des lieux, enlèvement et séquestration des personnes recherchées et à défaut, leurs épouses ou de leurs parents directs (mères, pères, frères et sœurs) suivies évidement par des passages à tabac. Les pires des sévices corporels eurent lieu au Port de Mutsamudu, dans les Brigades de gendarmerie de Ouani et de Domoni. Aux tortures physiques, il convient d’ajouter aussi les humiliations verbales. 
Des camps de torture furent leur apparition un peu partout dans l’Île servant ainsi de transit forcé avant l’admission officielle à la maison d’arrêt de Koki.
Les militaires comoriens ayant accompagné les militaires tanzaniens et soudanais se sont servis de ces derniers pour régler leur compte vis-à-vis de tous les collaborateurs de Bacar aux premiers desquels les gendarmes de la Force de Gendarmerie Anjouanaise.
D’une opération Démocratique annoncée en grandes pompes par le Conseil de Paix et de Sécurité (C.P.S) de l’Union Africaine, les dérives totalitaires furent légion et entamèrent sérieusement la crédibilité même de l’opération. Mais dans un plus grave autre registre, les médias et la Presse étrangères se sont brusquement tus alors que se défile devant leurs yeux médusés un drame humanitaire flagrant. Une vague d’arrestations particulièrement dure est initiée par les troupes des forces coalisées en accord avec l’Armée Nationale de Développement. 
Le caractère policier qui a entouré cette vague d’interpellations à l’endroit des proches de M.BACAR est une remise en cause dans l’esprit de l’opération « démocratie aux Comores » de par son contenu et son appellation. En effet, cette soi-disant opération « Démocratie aux Comores » visait, parait-il, le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans une partie du territoire national comorien. Pendant qu’on mettait en avant les valeurs démocratiques, il est établi sur le terrain que des actes graves violant même les principes élémentaires du DROIT, sont entrain d’être perpétrés en présence des journalistes étrangers et des représentants des organismes non gouvernementaux, expatriés et nationaux. Il est des moments où l’on se demande quelle est la nature des valeurs démocratiques qu’on essaie d’instaurer en Afrique, notamment aux Comores. Il est des instants où je m’interroge sérieusement sur le fondement même  de nos valeurs et institutions. Il faut savoir que le point d’orgue « des opérations d’épuration », qui a suivi le débarquement militaire à Anjouan, est la démission flagrante des médias et de la presse étrangère sur le drame humanitaire dont vivaient les anjouanais et qui a pris des proportions de génocide à l’endroit des proches et sympathisants de MOHAMED BACAR.


L’histoire est seule juge. Aussi, il convient de réfléchir sur les tenants et aboutissants du silence subit de la presse internationale et régionale. Comment et pourquoi cette même presse qui servait de relais à la propagande belliqueuse de Sambi a pu se transformer et sans raison apparente, pour devenir sourde, aveugle et muette devant les dérives totalitaires qui ont frappé une frange importante de la population anjouanaise. Mon indignation car je suis indigné au plus profond de ma personne, est dans les pratiques d’un autre âge qui avaient libre cours à Anjouan. 
A qui profite donc le crime ? La question est posée. Elle attend, exige et nécessite des éléments de réponse.
Mr Djaanfar Salim Allaoui, Secrétaire Général et Porte-parole de GNEC-R

1 commentaire sur ​Récit d’une Expédition Militaire à Rebondissements

  1. Mr SARKO.Il est vrai et indéniable que le ridicule ne tue pas.En revanche c’est le tabac qui tue.Puisque toi tu ne fumes pas,garde bien ta santé .Vaut mieux adresser tes récits à ceux qui ne te connaissent pas.

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*