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11 milliards kmf destinés aux secteurs de l’agriculture et du tourisme

Arrivé à Anjouan lundi dernier, le président de la République en compagnie des membres du gouvernement a lancé hier mardi à Mremani Anjouan, le projet intégré de développement des chaines de valeurs et de la compétitivité (Pidc). Un projet pour la contribution des secteurs de l’agriculture et du tourisme. 25 millions de dollars, soit 11 milliards de francs comoriens pour la stratégie de croissance accélérée de développement durable (SCA2D).

Une manière de réduire la pauvreté en soutenant la croissance économique du pays. La banque mondiale soutient les Comores dans le développement socio-économique. 11 milliards de francs comoriens pour le projet de développement du secteur de l’agriculture, du tourisme et les secteurs associés. Les entreprises, les syndicats des agriculteurs, les associations, et autres bénéficieront le projet Pidc dans une période de quatre ans. « Le Pidc sert à développer les entreprises, les syndicats d’agriculteurs, associations de toutes les couches sociales. 11 milliards de francs comoriens pour quatre années. C’est un développement de chaînes de vleurs, un appui à l’office et direction du tourisme et autres services. Les agriculteurs seront formés sur la maniere de cultiver et vendre. La vanille et l’ylang-ylang seront contrôlés. 7 CRDE etaient choisis dans les trois iles. Nous créerons 2 centres de transformation de girofle et des endroits de conservation du lait. L’industrie de pro vendaire et abattoirs sera mise en place comme infrastructures de base. 51 pistes rurales seront réhabilitées. 150 jeunes seront formés et coachés », a promis Ali Mgomri, coordinateur du Pidc.

40% des fonds propres

Pour Bianrifi Tarmidhi, ministre de l’agriculture, de la pêche et de l’environnement, « l’agriculture a aujourd’hui pris le devant pour le développement du pays. » Le choix de la region de Nyumakelé du CRDE de Mremani « est un pas géant pour le domaine de l’agriculture. » « Je remercie la banque mondiale pour ce soutien financier de 25 millions de dollards soit 11 milliards de nos francs. 40% sont des fonds propres. Les opérateurs économiques seront aussi beneficiaires. La majorité des habitants de cette région sont des agriculteurs. L’émergence est le développement économique, éducatif, agricole, et autres », a souligné le ministre de l’agriculture.

« Nous devons avoir une autosuffisance alimentaire »

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De sa part, le chef de l’Etat, Azali Assoumani a fait savoir que le Pidc est un appui du secteur de l’agriculture, du tourisme, un pas pour l’émergence des Comores à l’horizon 2030. « Nous devons avancer notre stratégie de développement durable à l’horizon 2030. Avec le Pidc, les Comores avanceront dans le plan socio-économique. Ce projet est un symbole exemplaire. Chacun doit ouvrir son compte bancaire après le démarrage de ce projet. Nous devons redresser nos erreurs. Ce Pidc a une durée déterminée. À la fin de ce projet, les comoriens doivent être capables de vivre au quotidien. La question sera basée sur l’importation des produits ou création de nos propres ressources de valeurs. Nous devons avoir une autosuffisance alimentaire. L’ylang-ylang et la vanille doivent etre transformés à des produits de valeurs. C’est une valeur ajoutée. Nous devons lutter contre le chômage par l’obtention d’une autonomie interne. Dieu vous a béni (habitants de Nyumakelé) par cette maitrise et cette potentialité de culture », a expliqué le président de la République.

Azali encourage les coopératives agricoles

Dans son allocution, le premier magistrat du pays a insisté que « l’aide à l’entreprenariat est une priorité du gouvernement. Une société ne se constitue pas à une seule personne qui a comme métier de cultiver. Il faut une collectivité de personnes dynamiques capables de développer les choses. »

Force est de constater qu’en moins d’un mois, le gouvernement lance le projet « facilité emploi », le projet de développement intérimaire 2020-2024 et le projet intégré de développement des chaines de valeurs et de la compétitivité. Une manière selon le gouvernement de créer d’emplois et d’accroître l’économie du pays. Des documents sont élaborés, des fonds sont mobilisés au service du pays.

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Tous ces projets lancés misent sur l’agriculture. Un secteur prometteur et économique. A Anjouan, plusieurs villages et régions sont des terres agricoles. On peut citer Pomoni, Nyumakele.

Abdoulandhum Ahamada / Al fajr

La Rédaction

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