Ma-Mwe: Et si le gouvernement met en place une commission d’audit ?

La situation qui prévaut actuellement à la Ma-Mwe laisse à désirer. À part les sempiternels délestages auxquels sont livrés les abonnés, la société s’engouffre dans une situation économique plus que terrible. Ibrahim Mzé, le directeur général, somnole pendant que ses missions et engagements ne sont plus honorés.

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Un protocole d’accord qui a été signé entre Ma-Mwe, Snpsf et le ministère des finances, dans lequel Ibrahim Mzé s’engageait à payer 1000 000 Kmf par jour à la micro-banque, au titre d’une dette de près de 300 millions, n’a pas été honoré. Durant deux mois, le somnambule Ibrahim Mzé ne s’est jamais rendu compte que l’argent ne se verse pas dans le compte approprié. Il a fallu que SNPSF bloque les salaires des employés de Ma-Mwe pour que Ibrahim Mzé se tire de son profond sommeil et se rendre compte que le protocole d’accord qu’il a dûment signé a été mis dans un carton par son directeur administratif et financier. Où était-il passé durant ces deux mois ? Était-il entrain de dormir pendant que sa propre maison brûle ?

De deux choses l’une: soit Ibrahim Mzé est tout simplement incompétent, soit il est impliqué dans l’affaire. En tout cas, le Daf en question est suspendu de ses fonctions. Mais reste toujours à la Ma-Mwe, sans s’inquiéter. Avec cette situation, n’est-il pas temps d’enquêter au sein de ladite société sur les dépenses par rapport aux recettes effectuées ? L’argent perçu, est-il en totalité versé dans les comptes ? Si non, où est-il utilisé, et par qui? L’enquête donnerait des réponses à ces questions. Mais si le gouvernement continue à fermer les yeux, c’est qu’il a sa part de pizza sur la « délinquance financière » devenue lot du quotidien de la moribonde société livrée aux mains d’un somnambule directeur général.

Toufé Maecha

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