20,4 millions de dollars de la BAD pour les routes et le littoral

Le gouvernement comorien va pouvoir relancer sa politique de modernisation des infrastructures routières dont le but est de relancer l’activité économique dans le pays. La Banque africaine de développement vient de lui accorder une subvention de 20,4 millions de dollars dans ce sens.
L’information est révélée par les responsables de la Banque africaine de développement (BAD). L’institution financière continentale vient d’accorder une subvention de 20,4 millions de dollars au Comores pour relancer la politique nationale de modernisation des infrastructures routières, indique-t-elle dans un communiqué. Le décaissement de cette somme s’échelonnera sur cinq ans d’après la même source et la transaction vise à stimuler en priorité les secteurs de l’agriculture et du tourisme comoriens.
    .« Le projet se concentrera sur l’amélioration de la qualité des infrastructures routières phares du pays pour stimuler les échanges commerciaux et impulser une croissance économique durable », précise la note.
Selon les autorités comoriennes, l’apport de la BAD sera d’un grand appui dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de modernisation des infrastructures routières du pays. En effet, les Iles Comores qui ont obtenu leur indépendance de la France en 1975, ne disposent que d’un réseau routier de 800 km de long. A ce jour, ce réseau n’a été entretenu que sporadiquement au cours des 20 dernières années.

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Réhabilitation de route et protection contre l’érosion côtière
Dans le détail, la convention signée entre le gouvernement des Iles Comores et la BAD indique que la subvention sera consacrée à la réhabilitation d’un tronçon de 47 km et à la mise en place d’une politique de protection contre l’érosion côtière.
Avec une population de moins de 800 000 habitants, le produit intérieur brut (PIB) est de 566 millions de dollars. Le pays est régulièrement confronté à l’avancé de la mer et perd annuellement quelques mètres du fait de l’érosion côtière. Relativement au PIB du pays, 20 millions de dollars représentent tout de même une part de 3,6%.
Sur le plan économique, les populations comoriennes dépendent en grande partie d’exportations telles que le clou de girofle, la vanille, les envois de fonds de la diaspora et l’aide étrangère pour financer leurs projets de développement.


Pour l’année 2017, le Fonds monétaire international prévoit une croissance de 3,3% pour l’économie des Comores cette année. Ce taux était de 2,2% pour l’année 2016. 

Latribune.fr

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