Crash de Yemenia aux Comores : Accord à l’amiable entre les familles des victimes et l’assureur

Pour pouvoir tout mettre en place en temps utile, les avocats de l’association seront à Moroni entre le 29 septembre et le 10 octobre. L’Afvca appelle, donc, «tous les ayant-droits à signer, car si des signatures manquent cela peut freiner l’exécution de l’accord». D’autant plus qu’avec cet accord, la partie civile de l’affaire pourra être close.

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Des membres de l’Association des familles des victimes de la catastrophe aérienne de Yemenia Airways (Afvca) séjournent actuellement à Moroni. Cette mission poursuit trois principaux objectifs. D’abord, informer l’opinion nationale de l’évolution de ce dossier, sept ans après le crash. «On se rend compte que beaucoup de gens se posent des questions. Certains pensent même que le dossier est clos», a déclaré son président, Saïd Assoumani.

Le second objectif, c’est de faire état des démarches entreprises jusqu’ici, notamment sur le volet judiciaire, et parler des projets de l’association. «Les choses évoluent lentement. La compagnie Yémenia a attendu quatre ans, pour fournir les premiers documents demandés. C’est en 2014 qu’elle a fourni un document écrit, en anglais, sur l’entretien de l’appareil et la formation des pilotes», précise Saïd Assoumani.

Clore la partie civile

Sur le plan civil il y a eu le procès d’Aix-en-Provence en France et celui de Moroni, en 2015. «À Aix, on a eu un jugement exécutoire et les familles ont commencé à toucher la moitié des indemnités. «Par contre, pour le procès de Moroni, le jugement a eu lieu le 8 décembre 2015 et jusqu’à ce mois d’août 2016, le jugement primitif n’est pas signé», a-t-il ajouté. Pour la première fois depuis sept ans, l’association a reçu, en mai dernier, la proposition d’un accord à l’amiable entre les familles des victimes et les assureurs de la compagnie. «Ces propositions sont globales, et touchent aussi bien ceux qui sont défendus à Moroni qu’en France. Avec cet accord, on va clôturer la partie civile. Cela nous évite d’avoir des tracas avec la justice et d’en finir avec ces interminables procédures judiciaires.

En ce moment, nous sommes en train de préparer les documents de cet accord avec les assureurs de Yemenia pour signature», fait savoir le président. Pour pouvoir tout mettre en place cela, les avocats de l’association seront à Moroni entre le 29 septembre et le 10 octobre. L’Afvca appelle, donc, tous les ayant-droits à signer, car si des signatures manquent «cela peut freiner l’exécution de l’accord».

Avec cet accord à l’amiable, la nécessité d’un jugement aux Comores ne se justifie pas. Toutefois, Saïd Assoumani estime que «ce n’est pas admissible que, dans un pays dit souverain et démocratique, l’on assiste à des dysfonctionnements judiciaires pareils qui prennent en otage deux cent dossiers et vingt victimes défendus par notre association à Moroni. Il faut que l’opinion publique le sache. Si on n’avait pas eu cet accord, on ne sait pas quand est ce qu’on aurait eu ce jugement».

Enfin, l’association projette de construire une mosquée dans l’enceinte du cimetière pour permettre aux fidèles d’y prier sur place, notamment lors des cérémonies de recueillement. En attendant, une prière est pré- vue demain, mercredi, à 16h au cimetière, sis à Maluzini en pré- sence de membres de familles des victimes aussi bien ceux résidant aux Comores que ceux domiciliés à l’étranger.

 Par Abouhariat Said Abdallah/Alwatwan

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