2nd tour de l’élection présidentielle: Juwa ne soutien aucun candidat

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Pas de consigne de vote pour Ahamed_Abdallah_Mohamd_Sambi président d’honneur du parti Juwa arrivé en 4e position à l’élection primaire à Ngazidja. L’ancien chef de l’Etat qui campe sur sa position d’exiger le recomptage des voix.

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Le leader du parti Juwa, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, s’est exprimé hier dans un point de presse tenu à son domicile, à Voidjou..Dans son intervention, l’ancien rais a réaffirmé la position du Juwa qui crie à la fraude électorale et qui exige le recomptage des voix après que la  Ceni et la Cour constitutionnelle ait proclamé leurs résultats.

« Juwa n’acceptera jamais les résultats de la Cour Constitutionnelle. Nous demandons un nouveau décompte », a dit Sambi qui rappelle que la Cour n’est pas le Saint-Coran, laissant entendre par là que les décisions de l’institution ne sont pas immuables et qu’elles peuvent être   révoquées par le président de la république qui est « le garant des institutions ».

Dans son point de presse, Sambi a fait savoir qu’il avait obtenu des informations selon lesquelles les bulletins détenus par ladite Cour auraient été incinérés. Des faits qui, s’ils s’avèrent, ne changeront en rien les revendications du parti, à l’en croire.

Alors que Fahmi Said Ibrahim, candidat du Juwa, a été placé en 4e position, la question des alliances pour les candidats admis au second tour reste plus que jamais d’actualité.

A l’adresse de Mouigni Baraka Said Soilihi et Azali Assoumani, respectivement 2e et 3e selon les résultats de la Cour, Sambi demande aux deux candidats de se joindre au Juwa afin d’exiger le recomptage des voix:
« Et si après recomptage, nous sommes battus, nous les aideront ».
Devant l’apathie du président de la République face à la situation politique actuelle du pays, Ahmed Abdallah Sambi a ironisé en lançant quelques pics à l’endroit de ce dernier: « Pour moi, et ça n’engage que moi, mieux vaut Mamadou qu’Ikililou », a-t-il lancé devant la presse et une centaine de sympathisants venus écouter sa déclaration à Voidjou, au Nord de la capitale.

Toufeyli Maecha

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