40 ans après, un bilan intellectuel décevant

En mai 1978, lorsque l’anarchie est balayée par le même mercenaire qui avait placé Ali Soilihi au pouvoir, les nouveaux maîtres de l’archipel ont été élégants envers les tortionnaires au service d’Ali. Cette tolérance historique n’a pas eu les effets espérés.

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Aigris et entretenant la nostalgie d’un passé vicieux, les commandos « Moissi » et autres « Wachanguirizi » n’ont pas finalement servi à grande chose sur le décollage du du pays.

Ce sont ces cadres la cinquantaine dépassée qui ne sont pas en mesure de relever le pays, de s’interroger sur cette bâtarde et budgétivore constitution tournante à donner le vertige.

Comment comprendre l’utilité des vices présidents et des gouverneurs avec des budgets conséquents, créant les conflits de compétences dans les îles?

Quelle intelligence à créer des pouvoirs parallèles, des superstructures juste pour légitimer la corruption et les détournements?

A quoi sert un parlement qui subit, sans contrôle aucun, sur les millions de nos ressources que peuvent gérer comme bon leur semble, les gouverneurs, les vice-Présidents, les cabinets présidentiels?

Et aucune voix ne s’élève concrètement de nos diplômés en puissance. Ils guettent une occasion pour aller sucer le sang du peuple.

Au temps des notables sans diplôme, le parlement était à la pointe de toute dépense; J’ai vu quelques archives et j’ai eu des témoignages de sources dignes de foi.

Je maudits ceux qui ont mis une voile entre moi et Said Ali Mohamed, cette référence que j’ai perdu de vue, par la volonté délibérée des possesseurs de mauvaise foi, depuis 2009.

Il est grand temps de se remettre en cause, de briser les chaînes de l’ignorance et de savoir que les Comores ne se construira pas avec une économie assistée, le recours à l’internationale pour l’organisation de nos élections, de nous éclairer, de faire faire boire et pire encore de réfléchir.

Dans les jours prochains, je vous livrerais les monstrueux budgets de cette constitution qui ressemble à tout, sauf à une constitution.

BEN ALI

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