“Oui, la récréation est finie, il est temps de bâtir notre pays”

Le ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou, a réuni hier, jeudi 10 mai dans son ministère tous les préfets et
chefs des villages de Ngazidja pour les sensibiliser suite aux dispositions prises dans le cadre du mois sacré “Ramadhwani” et au prochain référendum.

Après le mot de bienve nu par le préfet de la région de Bambao, le
chef du village de Singani, Youssouf M’madi a au préalable insisté sur le fait que le ministre de l’Intérieur est le patron des premiers responsables des localités et que lui et ses collègues sont prêts à accompagner les mesures prises par le ministre.

Au nom de tous les chefs de villa-
ges présents, Youssouf M’madi a
souligné l’insécurité et l’insuffisan-
ce de moyens pour l’accomplisse-
ment de leurs missions de routine
alors qu’ils ne cessent de
déployer moult efforts pour veiller
à leurs villages respectifs. “Aucun
moyen de transport durant l’exer-
cice de notre travail. Nous som-
mes également étonnés de cons-
tater que des coupables sont relâ-
chés à la va-vite après que nous
les ayons transférés au tribunal.
Pourtant, nous avons fait notre
devoir de les remettre entre les
mains de la justice”, a-t-il regretté.
Le chef du village de Singani a
sans détour évoqué la question
des primes qui leur sont jusqu’au-
jourd’hui pénible ou pratiquement
impossible de percevoir. “Les car-
tes professionnelles des chefs de
villages sont expirées au point
qu’il n’y a aucune distinction entre
chef et simple citoyen. Ce qui ne
facilite pas notre travail”, a-t-il pré-
cisé. Youssouf M’madi est toute-
fois convaincu que le ministre de
l’Intérieur est un homme “qui
respecte ses promesses”.

Immunité n’est pas impunité
C’est par les habituelles disposi-
tions prises par son ministère à
l’approche du Ramadhwani que le
ministre de l’Intérieur, Mohamed
Daoudou, a préféré débuter sa
déclaration. L’exception ? Il
demande à l’assistance de bien
mettre l’œuvre au point que lesdi-
tes mesures soient pérennes. “En
tant que musulmans, il n’est pas
question de respecter ces mesu-
res pendant le mois sacré et se
comporter autrement durant d’au-
tres mois”, a-t-il rappelé.
Et de rajouter que les chefs de
villages sont les premiers garants
de la paix et la sécurité dans les
différentes localités et qu’ils sont
les premiers à contacter les auto-
rités compétentes en cas de trou-
bles à l’ordre public.
A l’entendre, avant de faire
respecter les nouveaux tarifs des
produits de première nécessité, il
est important de veiller aux com-
portements des uns et des autres
pendant le mois sacré.
Mohamed Daoudou a par ailleurs
fait connaitre la réponse du chef
de l’Etat après les organisations
et la rédaction du livre des recom-
mandations formulées lors des
dernières assises nationales. “Le
président pourrait passer par le
congrès, mais il préfère consulter
directement les Comoriens. D’où
le prochain référendum, en com-
mençant par la constitution, pour
que vos propositions mènent le
pays vers l’émergence”, a-t-il
expliqué.
Le ministre en charge des élec-
tions a tenu, à cet effet, à affirmer
aux opposants du prochain réfé-
rendum que ce dernier aura lieu .
Pour résumer le texte, “il est
temps de réduire les dépenses
futiles. A quoi bon d’avoir des
commissaires et des ministres ?
Un commissaire à l’Education et
un ministre de l’Education pour
quelle éducation ? Chaque
région, qui mérite de posséder un
député, doit avoir son député.
Mbude et Mitsamihuli doivent
respectivement avoir leur député,
comme Washili et Dimani par
exemple”, a-t-il cité. Avant de mar-
teler “tous les partis politiques
sont autorisés à battre campagne
pendant une période précise sous
réserve qu’ils s’enregistrent
auprès de la Ceni”.
Le ministre de l’Intérieur a de plus
déploré que des représentants de
la nation, qui votent les lois,
“bafouent les textes”. Il a trouvé
“injuste” qu’aujourd’hui un député
se permette de jeter des pierres à
des agents de la police nationale
parce qu’ils ont une immunité.
“Immunité n’est pas synonyme
d’impunité”, a-t-il lancé. A la fin de
son intervention, Mohamed
Daoudou déclaré “oui, la récréa-
tion est finie, il est temps de bâtir
notre pays et non de semer les
troubles. Si une personne n’est
pas autorisée à voyager, c’est tout
simplement parce que son dos-
sier n’est pas complet”.

Nazir Nazi / Alwatwan

1 commentaire sur “Oui, la récréation est finie, il est temps de bâtir notre pays”

  1. monsieur le ministre avec le respect que je vous dois les gens empeché de voyager sont des anciens ministres et les comores presque possesde la double nationalié ne nous prenez pas comme des illetés ou des bon à rien
    vous devez changer changer la façon de gouverner car la democratie est mise à mal c est pas bon pour un pays qui parle d’emergence

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*