6 juillet, les raisons de célébrer notre liberté 

Cela fait quarante-deux ans, que les Comoriens ont finalement pris le contrôle de leur propre destinée. Aujourd’hui nous célébrons notre droit à la liberté. Ce droit ne nous a pas été donné. Nous nous sommes battus pour l’avoir. Notre victoire dans cette lutte de libération du joug colonial a été mené à bien, parce que nous avions des hommes et des femmes qui ont sacrifié leur vie afin que nous soyons libres.
Il est de notre devoir de rendre hommage à tous les patriotes, qui se sont battus pour que notre indépendance. Nos anciens ont gagné ce combat amer parce qu’ils étaient unis pour un but commun. 
Malgré les obstacles, nous avons bâti sur leur héritage, un pays qui est un oasis de paix dans un continent africain et un monde arabo-musulman tourmentés par les guerres.
Il y a eu de nombreux défis sur notre chemin. Nous avons subi des rébellions, des sécessions, et des tentatives de prendre le pouvoir politique par la force, qui ont entraîné des pertes en vies et en biens. Ces actions n’étaient pas seulement criminelles. Leurs auteurs ont trahi les sacrifices de combattants de la liberté et ont péché contre notre nation sacrée. 
Grace à Dieu, cette page sombre est derrière nous, aujourd’hui la démocratie s’enracine dans notre archipel, mais nous devons toujours être vigilants face aux ennemis de l’intérieur, qui voudraient détruire notre paisible pays. 

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Nous devons distinguer entre le désir authentique et légitime de justice et d’égalité entre les territoires de la république, et les cyniques antirépublicains qui utilisent des causes nobles pour prêcher la haine de l’autre et la séparation.
Pour devenir prospère, une nation doit être nourrie et protégée par un peuple uni. Nous devons apprendre de nos erreurs du passé et éviter ceux qui veulent nous diviser sur des bases insulaires ou religieuses.
Les pères fondateurs de la République comorienne, savaient que l’indépendance politique, si nécessaire, était insuffisante pour garantir notre prospérité. Ils savaient que l’indépendance économique est tout aussi vitale. Nos prochains objectifs doivent être l’autosuffisance alimentaire par une politique agricole ambitieuse et l’indépendance énergétique grâce aux énergies renouvelables.

Depuis que nous avons acquis notre liberté, des progrès réels ont été accompli. Si vous pensez que la situation est mauvaise, il est bon de vous rappeler qu’elle était deux fois pire sous la colonisation.
Sous le régime colonial, peu de localités étaient rattachées au réseau électrique. En 2017 la quasi-totalité du territoire nationale est raccordée. Avant 1975, l’éducation était un privilège réservé à une poignée d’enfants comoriens. Aujourd’hui plus de 90 % de nos enfants sont scolarisés à l’école primaire. 
Dans le domaine de la santé, nous avons doublé notre espérance de vie, nous vivons presque deux fois plus longtemps. Nous avons réussi à éradiquer des maladies coûteuses en vies humaines telles que le paludisme.
Nous disposons des docteurs, architectes et des ingénieurs en quantité suffisante pour assurer notre développement à condition que la bonne gouvernance soit au rendez-vous. Mais le chemin est encore long et il reste beaucoup à faire pour réaliser les rêves de la génération de l’’indépendance. Bonne fête à tous les comoriens.

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2 commentaires sur 6 juillet, les raisons de célébrer notre liberté 

  1. L’indépendance comorienne à un goût amer. Celle ci ne profite pas à l’ensemble des citoyens, mais une minorité.

    Les comoriens sont loin d’être indépendant si on se réfère des éléments qui définissent une indépendance.

    D’abord, une indépendance se définit par trois éléments essentiels :
    Premièrement un territoire. Un État indépendant doit disposer ses propres frontières. Est ce le cas des Comores ? La réponse est non. Non seulement que l’intégrité du territoire n’est pas respecté mais aussi la sécurité extérieure assurée par un autre pays.

    Second, les lois sont produites depuis l’extérieur. C’est le cas de la constitution actuelle. Elle rédigée ailleurs. Et ensuite, transportée jusqu’à Tananarive loin des comoriens

    Ensuite, où est frappé votre monnaie ? L’endroit où se situe la planche à billets est celui qui commande.

    Chaupenhauer l’a bien dit dans l’art d’avoir toujours raison que l’indépendance sans une planche à billets est une mascarade politique. C’est exactement ce qui se déroule depuis 42 ans aux Comores.toute politique qui n’est pas calquée sur un modèle est vouée à l’échec.

    Nous avons vu les grands hommes africains. De Lumumba, kouroumah, Nasser, KADAFI, Sankara, Ali soilihi, etc..

    Ces hommes d’exceptions, avaient un modèle idéal et une politique assumée. Or, aujourd’hui, azali, veut le beurre et l’argent du beurre. Il souffle le chaud et le froid. Mais il est incapable d’assumer ses actes. Car comme disait Antoine saint Exupéry  » être homme c’est précisément être responsable de ses actes ». Il faut dire que l’on ne peut avoir chaud et le froid simultanément.

    L’indépendance comorienne est loin d’être incarnée par un homme ou une femme.

    Bref, nous allons passer des années à cette fête sans pouvoir la jouir en tant qu’une indépendance.

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