A Msa Ali Djamal et autres tonitruants communicants du Roi Azali

Sambi est dans la tourmente, c’est un fait. Sambi est conspué, cela aussi est un fait. Avant d’aller plus avant, remontons le temps. En 2016, plus précisément. Le candidat du Juwa est éliminé du trio lors des primaires de la présidentielle. S’en suivent des négociations âpres, des trois retenus pour avoir le soutien de l’ancien président. Azali, qui a fini troisième lui faisait des appels de phares, mangeait dans sa main, lui envoyait des émissaires car il voulait son soutien. Même chose pour Mohamed Ali Soilihi de l’Updc et Mouigni Baraka. Ceux qui ont assisté au meeting qui s’est tenu chez Sambi au cours duquel, il annonçait son alliance avec Azali Assoumani, se souviennent encore de ses yeux larmoyants, de sa peur. Et de son soulagement quand Sambi a fini par lâcher le mot magique. Volovolo s’est enflammé. Dans les rues, c’était la joie.

Les communicants de Azali ne tarissaient pas d’éloges à l’endroit de Sambi. A l’époque, il y avait une sorte d’Union sacrée pour barrer la route à Mamadou. Les Mbechezi, Fakridine Abdoulhalik, Msa Ali Djamal, Nassur Mhoumadi, Abdou Katibu aidés par les internautes s’époumonaient pour railler Mamadou et encenser Sambi. Azali a fait des grandes promesses, dont je suis certain, qu’il savait qu’il n’honorerait pas.

Azali a le pouvoir. Grâce à Sambi qui a réellement mené campagne pour son actuel ennemi. De Ngazidja à Ndzouani, il a assisté à tous les meetings, donné de sa personne pour faire élire l’ancien putschiste. Dès son accession au trône (sommes- nous encore en république ?), tout ce qu’Azali a en tête est d’évincer Sambi. L’épisode du Qatar passera par là. Il limogera les ministres Juwa – avec un bilan aussi maigre que le grain de riz d’Onicor. Et entreprit de réveiller la bête immonde : j’ai nommé la Citoyenneté Economique. Celui-ci, ( Sambi) avec toutes les bêtises commises lors de la loi sur la citoyenneté économique, lui a offert sur un plateau d’argent, de quoi le mettre au frais pour un moment. De la justice, Azali s’en fout. Ce qu’il veut c’est sa mise à l’écart, sa mort politique, la mort de celui que d’aucuns surnomment « le faiseur de roi ».

Toute la communication des roitelets de ce royaume moribond tournera autour de l’ancien président de l’Union des Comores. Les louanges de 2016 ont fait place aux insultes en 2017 et 2018. Aucune expression n’est assez forte pour insulter Sambi. Celui-ci est jeté en pâture avec la bénédiction du Chef de Beitsalam. La brigade de recherches lui rendra visite deux fois en moins de 10 jours quand Ikililou n’a pas été entendu une seule fois. Quand Abou Achiraffi, caressé dans le sens du poil par le régime et emmené au Koweït lors de la visite officielle, avait décidé de s’y soustraire avant de faire machine arrière.
Malmené pour des détails insignifiants, humilié, il est assigné à résidence par un vulgaire Sg du ministère de la voyoucratie. La présidence, toujours aussi confuse et par un communiqué dénotant une certaine panique, affirme qu’il n’est pas assigné à résidence mais est en résidence surveillée. Ca ne vole pas haut.

On lui reproche même sa popularité, celle-là même qui a servi à faire élire Azali Assoumani. Il est vrai qu’hier, il en avait besoin. Aujourd’hui, il veut la faire taire. Faire taire ce faiseur de roi, alors qu’un référendum de tous les dangers se profile. Alors que celui-ci veut rester jusqu’en 2030. L’enquête de la citoyenneté est menée tambour battant. Le directeur de cabinet du chef de l’Etat a déjà choisi les deux chefs d’accusation : haute trahison et détournement de fonds publics alors que l’enquête n’en est qu’à ses débuts.

Cet article est destiné aux apprentis communicants du Raïs. Prenez de la hauteur, les insultes ne vous honorent pas. Dites à Azali qu’il fait fausse route. Les insultes n’ont jamais élevé personne. Vos manigances, nous les connaissons. Et vous faites de Sambi une victime (alors qu’il n’en est pas une, absolument pas) de l’incurie de votre régime, du despotisme de votre président, de son népotisme, et de la corruption généralisée de nos dirigeants.

Vous révélez aussi au monde qui nous lit que vous n’avez pas une once d’intelligence et que comme les Moutons de Panurge, il lui suffit de vous dire de sauter pour que vous le fassiez, fut-ce dans votre propre tombe.

Nous voulons tous savoir ce qu’il est advenu des fonds de la citoyenneté économique. Nous ne voulons par contre pas de justice aux ordres travaillant pour satisfaire l’ égo d’un nain qui n’a jamais oublié les huées de 2006. Et se révèle être, avec tous les défauts cités plus haut, un ingrat d’une très grande indignité.

Abdou Mroivili

8 commentaires sur A Msa Ali Djamal et autres tonitruants communicants du Roi Azali

  1. Qu’est ce que Sambi croyais avec ce maudit Azali? Sambi doit paie son erreur .Je n’aurai jamais imaginé qu’un jour , Sambi qui se prend pour un pieux avec tous ces prêches pour la salut de Dieu , ferait une alliance avec un voyou aux mains pleins de sang , un voyou qui a spolié les comoriens de 40 milliond d’euros lors de son 1er maudit mandat , et qu’aujourdhui avec avec sa troupe continuent à toujours voler le peuple comorien , tout en se prennent pour des gens honnêtes pour des bétises de citoyeneté economique à la con. Nous voulons de la vraie justice et non une justice instrumentalisée pour des fins personnelles .

  2. Kweli et Omar, vos propos méritent qu’on vous met une muselière.
    Dire que Sambi est coupable qu’il mérite la corde,c’est soutenir le régime de Adjali y a comores.Car se sont des fausses accusations montée de toute pièce.Quand une dictature s’installe,on évite de prendre place au premier rang.Et de venir débiter des inepties,car ses soutenir ce régime dictatorial.Quand une injustice est fait,il faut coûte que coûte la dénnoncer.Car celui qui cautionne l’injustice l’accepte.C’est ce que Abdou a fait!!! je le félicite.

  3. Fiche nous la paix avec vos blabla. Nous citoyens comoriens avons besoin de gens qui feront le tout pour que le pays aille en avant,des créateurs d’emplois et non des politiciens immatures. Si je me rappelle Monsieur le  »beau parleur  » tu n’as rappeler que notre chère président azali est élu en troisième place à ngazidza et c’est grâce au soutien de son excellence notre chère ancien président Abdallah sambi que azali est élu président. Or mouigni barka et Mamadou étaient candidats.tu devrais te poser cette question. Pourquoi sambi a soutenu azali au lieu de soutenir mouigni ou Mamadou? Ne nous prennez pas la tête M. Mroivili. Azali peut faire ce qu’il veut de sambi. C’est lui qui l’a cherché. Laissez nous paix et propose quelques choses pour avancer notre pays. Mais vos beaux paroles sur les médias n’est pas une solution.

  4. M Abdou Mroivili, je suis d’accord sur tout ce que vous avez écrit, un papier d’une grande écriture avec un français que je conseille à bien des politiciens comoriens et autres grands diplômés qui parlent un français de 3ème (des collèges) pour la plupart. Mais je ne suis pas d’accord lorsque vous dites que Sambi est une victime, en quelque sorte ne doit pas être impliqué dans le recel ou le vol sur la citoyenneté économique. Là, vous êtes tendancieux pour ne pas dire que vous êtes un partisan caché de Sambi. Ce n’est pas le rôle d’un journaliste !

    • Si vous relisez bien le texte, Abdou Roivili ne dit pas que Sambi est une victime, mais il dit que le comportement de Azali et de ses piètres conseillers le font passer comme une victime, malgré qu’il ne le soit pas.

  5. QUEL GRAND HYPOCRITE. J’AI DE LA NAUSEE. DIRE QUE CET HOMME EST ELU GRACE A SAMBI.
    IL N’A AUCUNE EDUCATION A NOUS TRANSMETTRE CE TYPE. C’EST JUSTE UN TUEUR LARRON DE PLUS.

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