AB aviation: Des passagers réclament leurs bagages

​Peu avant midi ce lundi 24 octobre, environ six passagers de la compagnie aérienne AB aviation avaient assailli l’agence de Moroni Malouzini. La raison, leurs bagages sont restés en souffrance à Dar Es-Salam depuis maintenant des mois. Après des échanges houleux, le directeur de la compagnie a assuré que le vendredi 28 octobre les 1,5 tonnes de bagages restants seront expédiés à Moroni.

« Je fais le commerce de chaussures d’occasion et on nous fait retourner des années en arrière. Ils ont laissé pour compte nos colis là-bas. Par partialité. Quand tu ne connais personne, là-bas à Dar-es-salam, t’es foutu », fulmine Said Moindjié, vendeur à Volovolo, rencontré au sein de l’agence AB aviation hier avec ses collègues et compagnons d’infortune. Etant à sa quatrième fois qu’il prend la compagnie pour son business, S. Moindjié reconnait toutefois que c’est le premier désagrément qui lui arrive, « mais ça m’a coupé bras et jambes. C’est dur », enchérit celui qui dit que c’est depuis le 2 août qu’il attend ses bagages.

Même ton de rengaine pour ses collègues, notamment Nadjim qui lui aussi accuse AB de favoritisme. Interrogé par La Gazette des Comores, le directeur général de la compagnie aérienne a rassuré que d’ici vendredi les 1.5 tonnes de bagages restés à Dar-es-Salam seront expédies par un des Embraer de la compagnie qui porte 2 à 2.5 tonnes.

Mais… « on peut des fois être confronté à des problèmes de volume. Des emballages non uniformes n’arrivent pas des fois à rentrer d’une façon optimale ». Est-ce vrai la compagnie fait preuve de partialité dans l’expédition des bagages depuis Dar ? « On ne peut pas exclure quoi que ce soit pour l’instant parce que à Dar-es-Salam, nous travaillons avec une société « Handling », on n’a pas le contrôle total sur cette société. Maintenant ce qu’il faut voir c’est que c’est global. Aujourd’hui si un passager dit qu’il y a une partialité mais l’autre qui a eu son bagage, qu’est ce qu’il va dire ? Qu’on l’a favorisé ? Non » explique à La Gazette des Comores Ayad Bourhane, le directeur d’AB Aviation.

Que les colis vont venir vendredi certains n’y croient plus, par exemple Nadjim : « C’est faux, ça ne viendra pas vendredi. On nous a beau mener en bateau. Nous voulons une garantie signée en bonne et due forme ». Ce problème de bagages a commencé depuis septembre que le Boeing 737 de la compagnie est suspendu de vol par l’agence nationale de l’aviation civile, selon toujours les explications fournies par AB.

A Dar-es-Salam comme à Tananarive, ce sont les mêmes difficultés. « On a essayé de les rapatrier (les bagages, Ndlr) par tous les voies et moyens. Et à notre grande satisfaction au niveau de Dar-es-Salam on a pratiquement apuré les bagages en souffrance. On a quelques passagers qui attendent toujours les leurs. Nous on s’efforce de les faire venir cette semaine », poursuit le directeur, selon lequel il y avait au total 20 tonnes en souffrance à Dar, et aujourd’hui le volume de fret bloqué n’est plus que de 1,5 tonne. 

Toufé Maecha/LGDC 

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