Accord de la centrale au fioul lourd : Idi Nadhoim : « il faut aller jusqu’au bout »

Idi NadhoimAprès la signature par les autorités comoriennes et indiennes de l’accord sur le financement de la centrale au fioul lourd, l’ancien vice-président Idi Nadhoim félicite le gouvernement d’avoir conclu une telle convention. Et dans la foulée, il se revendique « cette victoire ». Il avait, en effet, convié la presse ce lundi pour leur faire part de l’aboutissement d’un tel projet qui lui est « cher ».

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Le président du parti ADD Zam-zam félicite le gouvernement comorien pour avoir conclu l’accord de financement de la centrale au fioul lourd. Selon cet ancien vice-président du régime Sambi, le combat pour arracher cette signature n’était pas de tout repos surtout du coté comorien qui avait l’oeil rivé beaucoup plus sur les institutions de Bretons Wood que sur les autorités indiennes. Pour lui, la bataille a été remportée mais pas la guerre. Il appelle le gouvernement à intensifier les efforts pour l’après signature. « Il ne suffit pas de ratifier un document, mais il faudra aussi un suivi », a-t-il fait savoir.

Cet ancien entrepreneur pense que l’aboutissement d’un tel accord apportera une bouffée d’oxygène à l’économie du pays meurtrie par des coupures intempestives d’électricité. Idi Nadhoim pense qu’en l’état actuel des choses, le pays ne peut pas se payer le luxe de « fournir chaque jour 33 millions à la Ma-Mwe » pour l’achat de gasoil « alors que cette société n’est pas en mesure de faire rentrer dans ses caisses, ne serait ce que la moitié de la cette somme ».

Jusqu’alors le fond du document reste le grand inconnu pour les journalistes. Et l’ancien vice-président ne l’a pas du tout abordé au cours de cette conférence de presse. Il s’est contenté tout simplement de faire allusion à quelques compétences liées à l’expertise, l’exécution et le contrôle de la centrale qui pourront revenir à la partie indienne. Le président du parti ADD Zam-Zam dit avoir « entretenu un contact direct et régulier » avec les autorités indiennes.

Il se dit confiant que son « ami » Fouad Mohadji, actuel vice-président en charge de l’énergie va suivre le dossier jusqu’à sa concrétisation. Selon lui, le délai de l’exécution des travaux est de 1 an à compter de la date de la signature. Idi Nadhoim a tenu à clarifier aux écologistes qui avancent des réserves sur les conséquences environnementales qui suivront après l’installation d’une telle centrale, que des dispositions pour un traitement de déchets ont été prévues.

Maoulida Mbaé HZK

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