Affaire Boule Mining :Fouad Mohadji demande pour la deuxième fois une enquête parlementaire

Fouad Mohadji, le vice-président chargé de la santé, exige une fois de plus l’ouverture d’une enquête parlementaire dans l’affaire opposant le gouvernement comorien à la société Boule Mining qui connaît un nouveau rebondissement avec l’audience de début mai à la Cour d’arbitrage de Londres.

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Dans une conférence de presse tenue samedi dernier à Moroni, Fouad Mohadji, tout en faisant le point sur son récent voyage à Genève, est revenu sur l’affaire qui oppose le groupe pétrolier Boule Mining au gouvernement comorien. Une audience a eu lieu début mai à la Cour d’arbitrage de Londres et le vice-président représentait les Comores sur ordre du chef de l’Etat. En novembre 2011, Mohamed Ali Soilihi, vice-président chargé des finances qui assurait l’intérim de son homologue Fouad Mohadji, a signé un contrat qui engage les ressources du pays pendant au moins 5 ans avec Boule Minig groupe, un groupe pétrolier. Dans une note du 9 mai dernier, le président de la république donnait les pleins pouvoirs au vice-président Mohadji « pour représenter le gouvernement de l’Union des Comores, dans la procédure d’arbitrage l’opposant aux sociétés Mauritius Oil and Gas ltd, Mozambique Channel Discoverz Ltd et Boule Mining Group ». « Je regrette que le parlement précédent n’ait pas mené cette enquête pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans ce dossier. Je demande aux nouveaux députés de se saisir rapidement », a dit M. Fouad Mohadji selon lequel, ce dossier pourrait coûter cher aux contribuables comoriens. D’après une missive du 8 octobre 2012 de Fouad Mohadji à Mohamed Ali Soilihi, le contrat de Bahari Ressource aurait été signé dans la plus grande transparence et après avis du conseil de ministre. Moins d’un mois plus tard, Mohamed A. Soilihi aurait écrit à Bahari Ressource pour nier l’existence d’un tel contrat.

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« Le 14 septembre 2011, en tant que vice-président chargé de la production, j’ai présenté, pour la première fois, le contrat de Bahari en conseil ; il a été validé. J’ai signé avant de présenter une autre note le 1er février 2012 en conseil en mars de la même année. Nous avons ainsi signé le contrat avec Bahari Resource », a-t-il dit aux journalistes. Il a contesté la version selon laquelle Mohamed Isamel, ministre de l’éducation nationale, qui assurait son intérim, aurait signé à sa place.

Pour Fouad Mohadji, le chef de l’Etat qui l’a mandaté pour défendre le pays, rejette le contrat alors que ces pouvoirs resteront en vigueur jusqu’à la notification de la sentence finale à intervenir dans l’arbitrage cité plus haut. Pour preuve, dit-il, ce fameux contrat a été conclu le 5 ou 6 novembre 2011, alors que le chef de l’Etat n’a été mis au courant que le 2 mai 2012. Selon M. Mohadji, le chef de l’Etat aurait reçu Boule Mining Group qui envisageait d’effectuer des études de recherche de gaz et de pétrole off-shore aux Comores. Ce contrat rompu, Boule Mining a porté plainte. Pour la partie comorienne, il a donc fallu déplacer du monde jusqu’à Londres, payer un cabinet d’avocats spécialisés dans le domaine. Dans l’éventualité où Boule Mining gagne le procès, il faudra à la partie comorienne payer de grosses indemnités à la partie adverse, selon Fouad Mohadji qui charge ses collègues Nourdine Bourhane et Mohamed Ali Soilihi. Pour la petite histoire, d’après M. Mohadji, le Dr Mtara Maecha aurait participé à l’audience en tant que membre de la partie Boule Mining.

Ibnou M. Abdou/ LGDC

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