Affaire des clous: La Gendarmerie est accusée de torturer des suspects

À MOHELI, La Gendarmerie est accusée de recourir à la torture inhumaine sur des supposés suspects de l’affaire des clous à l’aéroport.

Selon un gendarme originaire de Mwali, les officiers Grand comoriens en poste à Mohéli utilisent la torture « selon leur bon vouloir ».

Depuis le lundi 19/02/2018, La population mohelienne vit dans un climat de terreur, quarante cinq (45) personnes sont arrêtées et subissent une torture qui se rapproche de celle de La Libye et de Guantanamo. L’équipe de gendarmes dépêchés mardi à Moheli fait recours à la torture pour essayer d’extorquer des aveux à des supposés suspects détenus illégalement: « ils sont battus régulièrement, font des travaux forcés, ils sont attachés un à un, chacun son tour à un poteau puis roué des coups et de ceinturon. Les gendarmes les obligent de manger de feuilles d’arbre verte toute crue. La torture la plus inhumaine est celle où des gendarmes pissent sur eux et de fois les demande d’ouvrir les bouches pour pisser dans leurs bouche. Les 45 supposés suspect sont complètement démolis par leurs tortionnaires.
Deux de supposés suspects sont actuellement sous perfusion.
La FCDH, antenne de Mohéli doit à tout prix intervenir parce que La situation risque de dégénérer dans peu de temps, chose que les familles des supposés suspects n’accepteront pas.

Les Moheliens, de part ce poste, lancent un cri d’alarme: ils sont indignés de voir ces genres de tortures pratiquées uniquement à Moheli. Nous y voyons une humiliation de la jeunesse de l’île toute entière.

Boina Mahamoudou

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*