AFFAIRE D’IKONI, POUR QUELLE RAISON LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE N’ARRIVE PAS A RESPECTER SES ENGAGEMENTS ?

SAID YASSINE Said AhmedAffaire d’Ikoni, la déception s’invite. Un désespoir assassin nait. C’est après que la justice par la voix du procureur de la république a annoncé son incapacité de gérer le dossier. Un tribunal se montrant fléchi avant d’entamer aucune démarche juridique même si après que sa tache soit rendue facile. Le lundi 11 Mars, le procureur de la République sur les traces de l’incapacité, confirme son incompétence de gérer l’affaire d’Ikoni qu’on lui a confié. Dans son bureau, il a convoqué quelques représentants de deux quartiers conflictuels d’Ikoni, dont Harimwa mdji et Mdrambwani, pour leur annoncer que le dossier s’avère très fatal. C’est ainsi qu’il a sollicité aux représentants des quartiers précitésd’aller faire un arrangement entre eux au niveau local.

Affichez votre publicité sur Comores infos: Cliquez ici pour en savoir plus

Ce Lundi les représentants des principaux quartiers antagoniques d’Ikoni, en l’occurrence Harimwa mdji, et Mdrambwani ont été convoqués par le procureur de la République. Dans les traces de son incompétence il a proposé ceci: » Je vous ai convoqués ici pour vous affirmer que le dossier sur l’affaire d’Ikoni est trop périlleux. Ce qui fait que si nous l’examinons, il y aura des autorités et des grands notables qui seront dans le verrou. Donc, je vous suggère de ranger l’affaire à l’amiable dans votre ville. Surtout pour une réconciliation sans aucun procès. Après quoi on ferme tout de suite ce dossier. ». Tout de suite, Chawali Ali abdallah a remercié le procureur et lui confirmant : «  la partie Mdramabwani est pour une clôture immédiate du procès. Sinon seuls nos frères de Harimwamdji ici présents peuvent aller à la mosquée de vendredi, mater le conflit par leur voix car nous, Mdrambwaniens leur sollicitions la Paix depuis le début, ils refusent.». A son tour Soilihi Hadji du coté de Harimwamdji, a pris la parole : « car nous sommes envoyés par notre quartier, nous allons exposer ces suggestions à ceux que nous représentons ici. Par contre, à mon titre personnel, Mr le procureur, si Cheickh Ahmed et moi figurons sur le doute, comme commanditaires dans cette affaire, n’attendez pas. Mettez-nous tout de suite en cachot pour permettre le déroulement du procès. Il n’ y a aucune raison de l’arrêter. ».Ali Massoundi qui n’était pas à Ikoni les jours des drames, a montré son indignation par rapport à la situation… à Ikoni et appuie la thèse de Paix. Mais Mmâdi Nidhoime sollicitait que les jeunes en prison, soient jugés pour qu’on connaisse les vraies coupables. Après ces échanges, le procureur exprimait sa désolation et a sollicité aux deux parties de lui retourner le jeudi 14 mars 2013 pour une réponse. Harimwamdji, a été représenté par Cheick Ahmed Abdou, ancien député des Comores, et notable, Soilihi Hadji (Ahmed Ali) Ancien commissaire politique sous Ali Soilih, ancien agent de la banque centrale des Comores et notable, Abdillah Ibrahim, un des jeunes érudits de la ville, ainsi que des jeunes actifs dont Mmadi Nidhoime et Mahmoud Soilih. Mdrambwani a été représenté par Chawal Ali Abdallah, ancien commando Mwasssi et notable, Younoussa Ali Djaé, ancien commando mwassi et notable, Chabane Abdallah Halifa, ancien maire d’Ikoni, commerçant et notable ainsi que des jeunes actifs : Ali Massoundi et Ali Houmadi. A cause de cette imprudence, l’ adynamie s’invite. Et les ikoniens et tous les comoriens témoignant les évènements dévastateurs du 23 décembre 2012 et du 26 janvier 2013 à Ikoni, ne peuvent pas tolérer la politique d’esquive menée par la justice comorienne dans cette affaire.

Un procureur corrompu ou incapable ?

Ce même procureur qui s’est entretenu avec quelques ikoniens au sujet de cette affaire et qui leur a confié que quelque soit la lourdeur du dossier, le procès aura lieu, ne pourra pas faire marche arrière. Il doit prendre conscience de la gravité de situation qui va régner à Ikoni dont il sera responsable, si cette justice ne fait pas son travail. Comment donc, il propose le dindon de la farce au moment où la paix dont il parle ne peut aller seule à Ikoni sans justice ? Le titre de procureur de la république ce n’est pas pour baigner dans l’opulence mais franchir toujours des obstacles et des pressions. Alors si la clôture du dossier vient par insuffisance d’éléments, le commissaire Chanfi peut lui procurer quelques un ainsi qur l’équipe de la Mairie sortante, car elle dispose des éléments déjà affirmés dans sa conférence de presse. Où est le ministre de l’intérieur avec son engagement pris ? Peut-on parler de mission accomplie ou encore de l’incompétence ? Peut-on parler d’une justice arrosée ou celle de formalité tout simplement ? Le ministre de l’intérieur dont la réaction tardive contribue dans le désordre de cette affaire doit s’expliquer, pourquoi, il ne tient pas parole. Quelle genre d’affaire que la justice comorienne peut être à la hauteur de gérer ? Ces autorités doivent comprendre que l’essentiel ce n’est pas d’être nommé à un haut poste mais de pouvoir l’administrer. Justice, justice, justice pour que Paix soit venue.

SAID YASSINE Said Ahmed / Rédacteur à Comores-Infos et comoresplus

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*