AFFAIRE D’IKONI, POURQUOI TANT DE DECLINS ?

iconiJustice qui vient du mot juste, ne s’entend jamais avec sa sœur ennemie injustice. Pour l’ordre, le calme et la Paix, un peuple a besoin de la première. Ce qui fait que suite aux nuits cauchemardesques du 23 décembre 2012 et 26 janvier 2013 d’Ikoni, les habitants de cette localité, ont fait repos sur la justice comorienne, par eux, seul véhicule conçu pour la Paix.

Bientôt trois mois depuis que la brise attristante souffle à Ikoni. Une bourrasque qui a secoué la tranquillité de cette cité de merveille. Le désespoir a élu Ikoni comme demeure depuis que la paix préfabriquée est faufilée par le régime en place, sous l’égide du ministre de l’intérieur. Mis à part les dires des uns et des autres, encore en manque d’authenticité, aucun élément dégagé par les institutions auxquelles la sécurité et la Paix des ikoniens supposées se trouver. La gendarmerie nationale, qui siégeait pendant des dizaines de jours dans la localité, le ministre de l’intérieur qui s’est soi-disant engagé dans cette affaire, et même plus médiatisé que les siens pendant l’ère…, la notabilité qui n’a pas été inerte au début de l’affaire… dans le but de se faire marquer, ainsi que la justice comorienne sur qui l’espoir d’une Paix durable se repose.

Un silence meurtrier

Depuis les nuits des émeutes. Depuis les nuits des incendies, jusque celle de la dynamite. Après quelques temps de cette période, les instances premièrement évoquées s’annoncent transitoires voire insignifiantes. La gendarmerie dont la tache a été rendue facile par les habitants d’Ikoni, une gendarmerie devant effectuer des arrestations des présumés auteurs et qui n’en a opéré aucune, la justice qui ne devrait pas être en manque d’éléments, depuis les envoies des jeunes suspects à la gendarmerie, jusqu’à la conférence de presse au cours de laquelle des certitudes bien rangées, la notabilité bien mêlée en os et en chaire dans cette affaire comme apôtre de la Paix…  C’est vrai le dossier d’Ikoni n’est pas du tout facile. Il demande beaucoup d’énergie et de patience. Deux qualités qui ne sont pas dissociées  aux magistrats comoriens aux mains desquels, l’affaire se trouve.

Un procès au ralenti

Mais en réalité pourquoi dans cette justice l’affaire d’Ikoni adopte la vitesse d’une limasse ? Pourquoi jusqu’à maintenant, aucune édification ni révélation ? N’est-ce pas ce silence qui fait que cette institution se trouve ployée au point de demander l’arrangement à l’amiable aux antagonistes, comme un simple constat des véhicules en collision ? A Ikoni, la réconciliation n’est pas un sujet tabou. Non, loin de là. Ce sont deux frères qui se heurtent, qui s’entre-déchirent et qui peuvent se réconcilier. Mais cette réconciliation est très capricieuse. Elle veut être accompagnée par la Paix. Mais cette Paix aussi, est arrogante. Elle ne veut pas aller toute seule, donc que sa sœur bien aimée, justice soit y allée en première pour préparer le terrain. La vraie Paix mais pas celle en sable-mouvant qui sans doute peut prendre les habitant au piège. Sable-mouvant installé par le ministre de l’intérieur pour son souffle car comme première affaire sensible devant être traitée par lui, c’était la débandade sienne. Alors pour les éventuels désordres à Ikoni, cette autorité ou même ces autorités sont responsables comme tant d’autres même si non coupables.

SAID YASSINE Said AhmedRédacteur : Comores-Infos et comoresplus

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*