Affaire du jeune homme calciné à Panda : Les interrogatoires de fond attendus cette semaine

L’avocat de la partie civile sur l’affaire du jeune calciné a fait le point samedi dernier. Me Idriss Saadi a montré que les 4 présumés coupables reconnaissent les faits et que les interrogatoires de fond sont prévus la semaine prochaine.

Quelques jours après l’arrestation des présumés coupables dans l’affaire du jeune calciné à Panda, l’avocat de la partie civile a fait un point sur l’affaire samedi dernier. Me Idriss Saadi a montré que quatre personnes se trouvent en détention provisoire depuis le 08 mai dernier et coopèrent avec les enquêteurs. Une bonne nouvelle pour lui. « Nous n’allons pas lâcher l’affaire vu la gravité des actes. Nous allons nous battre jusqu’à la fin car l’ordre public est menacé », lance-t-il. Sur cette affaire, facilitée par la coopération des inculpés, l’avocat de la partie civile a exprimé son inquiétude quant aux commanditaires dans cet acte criminel. « Je reste convaincu que l’affaire ne concerne plus quatre personnes. Il y a d’autres complices derrière. Et on veut connaître les personnes qui ont contribué de près ou de loin, afin qu’elles soient jugées », poursuit-il.

Accusés d’assassinat et d’incendie volontaire, les inculpés seront à nouveau devant le juge d’instruction cette semaine pour les interrogatoires de fond. Et l’avocat de la partie civile n’attend que cela. « Les dates des auditions sont déjà connues. Les inculpés coopèrent avec les enquêteurs et je pense que l’affaire évolue rapidement », avance-t-il. Dans cette affaire, Me Idriss a salué le travail remarquable effectué par la brigade de recherche et la police scientifique de notre pays. Il appelle en retour la justice à respecter les textes en vigueur. « On a un code pénal et un code de procédure pénale. Et notre vœu, qu’ils soient respectés pour qu’il y ait réparation », dit-il.

Dans ces circonstances où on ne passe pas 2 mois sans assister à un acte criminel dans l’archipel, Me Idriss demande au gouvernement de promulguer le nouveau code pénal et le nouveau code de procédure pénale adoptés depuis 2014 par l’Assemblée nationale. Selon lui, ces derniers renferment toutes les infractions qui sont commises aujourd’hui dans notre pays. Il appelle enfin à la ratification de l’entraide judiciaire entre la France et les Comores.

Mohamed Youssouf / LGDC

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