Affaire Inter ’Iles : un pétard mouillé du gouvernement ?

A compté de ce mardi 27 janvier 2017, toutes les vols des compagnies aériennes Ewa et Air Austral à destination et au départ des Comores étaient en théorie suspendus par La direction générale des transports aux Comores. Cette dernière comptait ainsi réagir face à l’intransigeance des autorités aéroportuaires françaises de permettre la compagnie comorienne Inter Iles de desservir Mayotte et La Réunion. Quelques semaines seulement après la rocambolesque étape de l’obtention du Third Country Operators (TCO).

Seiffoudine Inzoudine D.G Inter-îles Air
Seiffoudine Inzoudine D.G Inter-îles Air, les Maires de Mutsamudu et Mirontsy
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Avant un début d’application, la mesure serait violée par « le DG de l’aéroport Prince Saïd Ibrahim en autorisant Air Austral de desservir ce mardi matin la ligne Réunion-Moroni. » S’insurgeait ce matin le directeur d’Inter Île Seiffoudine Inzoudine lors d’un point de presse à Mutsamudu.

Dans un courrier du 22 décembre, la direction générale de l’aviation civile française a adressé un courrier suspendant la mise en place d’un programme de vol de la compagnie Inter Îles dans les départements français de l’océan indien. Les raisons avancées de ce blocage ne convainquent pas les autorités comoriennes et en réponse du berger à la bergère, des mesures de réciprocité seraient prise à Moroni pour fléchir les français à aborder le sujet avec  objectivité.

« …on voulait nous pousser à la faute »

Le directeur général de inter iles Seiffoudine Inzoudine qui s’est adressé aux médias d’Anjouan ce matin place M’roni, explique qu’interdire Inter Îles n’a rien de légal d’autant plus que ce n’est pas l’avion, la compagnie ou l’équipage qui serait mis en cause, mais semble-t-il la sécurité de l’aéroport de Moroni. « Comment peut-on parler de sécurité quand il agit d’un programme de vol d’une compagnie comorienne et non pour les compagnies françaises qui desservent sans encombre, ni peur d’une espèce de velléité terroriste ou sécuritaire dans nos aéroports ? N’est-ce pas les mêmes aéroports du pays qu’opèrent Ewa Air et Air Austral ?  Je pense plutôt qu’il s’agit là d’un cas de concurrence déloyale de nos amis français qui supporte mal qu’une compagnie locale puisse avoir sa part du gâteau dans le secteur aérien. D’où notre appel au gouvernement de notre  et à la population de rester vigilant et dénoncer avec fermeté cette décision. On a laissé le trafic maritime à une seule compagnie française qui dicte ses règles et maintenant on veut tuer une initiative locale par voie aérienne qui ne pourrait qu’être bénéfique pour tout le monde. Sinon comment comprendre que nous ayons une autorisation de desserte de tous les aéroports d’Europe et qu’à Mayotte et la Réunion, il nous faut une expertise française de l’aéroport de Hahaya, en janvier après inspection des installations aéroportuaires par les français ? » S’est laissé aller le DG d’inter île ce matin. Avant de poser la question pertinente à son avis : « après la visite technique de Mayotte on nous a signifié que l’on pouvait desservir Mayotte sans problème et nous avons envoyé notre programme de vol, afin de respecter les procédures réglementaire. Tout ceci afin d’éviter toute surprise. Mais j’ai compris par la suite qu’on voulait nous pousser à la faute. Maintenant il faut trouver autre chose. C’est aujourd’hui qu’on brandit la menace terroriste élevée, c’est passer à la vitesse supérieure. »

Un D.G. qui contredit la position de l’Union des Comores ou un pétard mouillé du gouvernement ?

Seifoudine n’a pas manqué d’exprimer son étonnement de savoir que la suspension des vols d’Ewa et Air Austral devant entrer en vigueur à compter de ce mardi 27 décembre serait violé par le Directeur général de l’aéroport Prince Said Ibrahim de Moroni. Selon Seiffoudine Inzoudine d’Inter Îles Air, « ce matin le vol Air Austral a atterri  comme si rien n’était à l’aéroport de Hahaya. Jean Marc l’a autorisé passant outre la décision ferme du gouvernement et de la direction des transports. Rien n’est dit qu’Ewa ne fait pas la même chose aujourd’hui même. A un moment où le gouvernement s’apprêtait à aller traiter la question dans les prochaines heures à Mohéli. »

Ce qui confirme les relations tendues entre le ministère en charge des transports et le tout puissant Directeur Général de l’Aéroport Prince Saïd Ibrahim. « Malgré la position du ministère de transport ordonnant la réciprocité sur cette histoire de transport aérien, AIR AUSTRAL a atterri ce matin à l’aéroport de Hahaya.

C’est Jean Marc … ce DG de notre aviation civile qui aurait contredit la position de l’Union des Comores exprimée sous  le courrier ci-joint. » S’interrogeait le confrère Faissoil Abdou sur son mur Facebook ce mardi matin.

On apprend tout de même par la presse réunionnaise que si Air Austral a pu déposer ses 89 passagers à 09h00à l’aéroport PRINCE SAID IBRAHIM. C’est qu’il y aurait eu  des négociations nocturnes lundi et qu’un compromis aurait été trouvé. Mais apparemment Inter-îles Air n’était au courant rien ou … plutôt le ministère des transports.

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