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Affaire Sambi: les notables et ulémas d’Anjouan appellent à l’« humanisme » d’Azali

DECLARATION DE LA CONFERENCE

DES NOTABLES/ULEMAS ET HATUBS DE NDZUWANI

La conférence des notables, Ulémas et Hatubs tenue le 24 août 2019 à l’hôtel Johanna Livingstone de Mutsamudu était consacrée à la situation de l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI emprisonné depuis plus d’un an dans sa propre résidence de Voidjou Ngazidja transformée officiellement en prison annexe.

La détention de « Oustadhe » Ahmed Abdallah Mohamed Sambi est passée par 4 phases :

– une mise en résidence surveillée illégale de 3 mois par simple décision administrative du Secrétaire général du ministère de l’intérieur;

– une détention provisoire de 4 mois;

– une détention provisoire renouvelée une fois et qui a expiré depuis des mois. Faut-il rappeler que la détention provisoire n’est renouvelable qu’une seule fois en vertu du code de procédure pénale en vigueur dans notre pays;

– une détention illégale par séquestration depuis l’expiration de la prolongation de la détention provisoire. Cette séquestration est une violation flagrante de la procédure judiciaire dans notre pays.

Pendant tout ce temps nous avons attendu impatiemment un procès équitable qui n’a pas eu lieu tant les éléments de l’accusation de l’ancien Président des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi sont juridiquement vides. On peut en déduire que son emprisonnement est purement politique d’autant plus que de tous les citoyens cités dans le « rapport Dhoulkamal », il est le seul à rester croupir dans une détention arbitraire alors que certains sont soumis à une liberté restreinte et d’autres ne sont pas du tout poursuivis.

En apprenant la dégradation de l’état de santé de l’honorable « Oustadh » Sambi, privé de soins appropriés, nous, Notables, Ulémas et Hatubs de Ndzuwani, avons été contraints d’organiser en urgence cette conférence pour briser le silence de la patience et faire entendre nos voix de détresse afin que prenne fin le traitement injuste auquel est victime notre frère.

Nous exprimons notre reconnaissance à nos frères Notables de Ngazidja, à la tête desquels se trouve l’honorable Said Hassane Said Hachim, pour avoir manifesté un esprit de solidarité à l’égard de notre honorable frère et pour avoir exprimé leur indignation contre l’injustice et la haine dans notre pays.

Nous appelons à l’humanisme et à la responsabilité du Chef de l’Etat pour que l’injustice à l’égard de l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, prenne fin.

Le Comité de suivi de la délégation des Notables, Ulémas et Hatubs de Ndzuwani réunis en conférence le 24 août 2019 à Mutsamudu

La Rédaction

3 commentaires sur Affaire Sambi: les notables et ulémas d’Anjouan appellent à l’« humanisme » d’Azali

  1. Le mort vivant azali s’en fiche de vos déclarations , azali va continuer à niquer sambi ainsi qu’avec tous ses proches . Azali le mort vivant a bésoin d’une seule chose la mort naturelle de Sambi afin qu’il puisse avoir le sommeil et continuer sa folie de dictature villageoise . Alors , vous proches de Sambi , vous ferez mieux de trouver d’autres moyens à faire sortir Sambi de cette injustice . Vous êtes conscient que c’est une injustice alors qu’attendez vous de liberer Sambi par les armes , une opportunité d’éliminer le mort vivant.

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