Afrique du Sud : 2 morts les violences agricoles au Cap

18 novembre 2012

Afrique du Sud : 2 morts les violences agricoles au Cap

Des ouvriers agricoles en grève, le 15 novembre 2012 à Wolseley, en Afrique du Sud ©AFP

LE CAP (AFP) – (AFP)

Les violentes
manifestations d’ouvriers agricoles de ces derniers jours
dans l’arrière-pays du Cap (sud) ont fait deux morts,
selon un nouveau bilan divulgué dimanche par la police,
au lendemain du décès d’un saisonnier dont les
meurtriers sont toujours recherchés.

« Le corps sans vie de Bongile Ndleni, 40 ans, a
été retrouvé à son domicile samedi
matin », a indiqué le porte-parole de la police
régionale Andre Traut.

Tout indique selon la police que l’ouvrier agricole est mort
des suites d’une blessure par balles et « une
enquête pour meurtre a été ouverte ».

Selon les premiers éléments, des inconnus circulant
en camion ont tiré sur la victime dans une exploitation
de Prince Alfred Hamlet, près de la localité
fruitière de Ceres, alors que tout le secteur
était en proie ce jour-là à des scènes
d’émeutes, ayant fait un autre mort dans des heurts
avec la police à Wolseley.

 Ces violences se sont produites alors que des milliers
de travailleurs agricoles ont entamé une grève
pour protester contre la faiblesse de leurs salaires il y a
quinze jours.

Les grèves en Afrique du Sud s’accompagnent
régulièrement de confrontations violentes avec la
police ou entre travailleurs, les grévistes
n’hésitant pas à décourager les autres de
travailler par l’intimidation ou le passage à l’acte.

Le calme est revenu depuis samedi selon la police qui
continue de quadriller cette région abritant de
nombreuses exploitations fruitières, actives à l’export.

« Tout est normal, il
n’y a eu aucun incident », a également indiqué
dimanche à la mi-journée le chef de la
sécurité routière provincial, Kenneth Africa

Employés sur de vastes exploitations exportant notamment
du raisin de table, les ouvriers agricoles des environs
travaillent pour des salaires parmi les plus bas du pays (69
à 75 rands par jour, à peine plus de 6 euros), et
dans des conditions de travail et de logement souvent abusives.

Le gouvernement est intervenu promettant une révision
anticipée du salaire minimum agricole, mais les
négociations doivent encore s’ouvrir.



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