Agression sexuelle sur mineur : Civilisé condamné à sept ans d’emprisonnement

En dehors de cette condamnation prononcée samedi, l’avocat qui accompagne le Service d’écoute pour assister les familles victimes de ce fléau a déploré la manière dont l’affaire a été réglée. Selon lui, cette procédure de flagrant délit engagée dans cette affaire «n’a pas permis, selon lui, de desceller toute la vérité dans ce dossier».

Sept ans d’emprisonnement ferme. C’est la peine prononcée contre Civilisé (ou Bedja pour les proches), un homme âgé de 45 ans, par ailleurs agent du service de la protection civile, poursuivi et placé en détention provisoire depuis le lundi 17 juin pour agression sexuelle sur une fillette de 4 ans. Cette décision a été rendue publique, le samedi dernier à l’issue d’une audience tenue devant le tribunal de flagrant délit. Interrogé sur ce délibéré, Me Moudjahidi Abdoulbastoi, avocat de la victime espère vivement que Civilisé encourt la totalité de la peine qui lui a été infligée. En dehors de cette condamnation prononcée samedi, l’avocat qui accompagne le service d’écoute pour assister les familles victimes de ce fléau a déploré la manière dont l’affaire a été réglée. Selon lui, cette procédure de flagrant délit engagée n’a pas permis, selon lui, de desceller toute la vérité dans ce dossier. «La petite fille a déclaré que le prévenu lui a usé par voie anale et que ce n’était pas la première fois et Civilisé soutient qu’il lui a seulement effectué un attouchement…», rapporte Me Moudjahidi Abdoulbastoi, pour qui, s’il y avait eu une instruction, «l’enquête du magistrat instructeur aurait fait la lumière sur ce qui s’est réellement passé et le juge aurait, à son tour, basé sa décision sur le certificat médical du médecin».

Ainsi, l’avocat de la victime affiché son incompréhension sur la manière dont le parquet a traité l’affaire. «Le parquet a décidé de soumettre l’affaire devant le Tribunal de flagrant délit avant même de consulter le certificat médical du médecin», a-t-il dénoncé. Connu pour ses positions sur la défense des enfants victimes d’agression sexuelle, Me Moudjahidi Abdoulbastoi a appelé les parents à protéger davantage leurs progénitures. «Il est inacceptable que des proches se permettent de violer un enfant sans gêne. En notre qualité de parents, nous devrons être vigilants et surtout ne pas faire confiance car ce sont les personnes familières des enfants qui les violent», a-t-il tiré la sonnette d’alarme. Contacté au téléphone pour recueillir sa réaction, Me Zaharia Ibrahim, avocate du prévenu, était restée injoignable.

Mariata Moussa / Alwatwan

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