Algérie : "Ca tirait beaucoup par séquences", raconte un Français rescapé

18 janvier 2013

Algérie : « Ca tirait beaucoup par séquences », raconte un Français rescapé

Paneau indiquant l’entrée du site gazier d’In Amenas, le 17 janvier 2013 en Algérie ©AFP

PARIS (AFP) – (AFP)

« Cela
tirait beaucoup par séquences » a témoigné
vendredi matin un ressortissant français, resté
caché sous son lit pendant 40 heures et rescapé de
la prise d’otages en Algérie, où l’armée
algérienne a donné un assaut massif contre le
commando islamiste de ravisseurs.

« Ca tirait beaucoup par séquences, cela
dépendait », a témoigné sur la radio
Europe 1 Alexandre Berceaux, l’un des Français
employés de la société CIS Catering, qui
affirme se trouver « sur la base Sonatrach d’In Amenas ».

« Il y a des terroristes qui sont morts, des
expatriés, des locaux », a-t-il dit, sans pouvoir
préciser si l’opération militaire se poursuivait
vendredi matin.

Lors de la prise d’otages mercredi matin, « j’ai entendu
énormément de coups de feu.L’alarme qui nous dit
de rester au lieu où nous sommes était en route.Je ne savais pas si c’était un exercice ou si
c’était vrai », a-t-il
relaté. « Personne ne s’y attendait.Le site
était protégé.Il y a des forces militaires
sur place ».

« Je suis resté caché pendant presque 40 heures
dans ma chambre.J’étais sous le lit j’ai mis des
planches un peu partout au cas où.J’avais un peu de
nourriture, un peu à boire, je ne savais pas combien de
temps cela allait durer », a ajouté le ressortissant
français, qui pense avoir été sauvé par
des militaires algériens.

« C’était des militaires habillés en vert.Je
pense que c’était des militaires algériens »,
a-t-il dit, encore sous le choc.

« Ils étaient avec des collègues, c’est comme
cela que j’ai reconnu sinon je n’aurais jamais ouvert »,
a ajouté ce témoin qui s’est caché pendant la
prise d’otages « à quelques minutes à pied
d’où étaient placé les terroristes ».

« J’avais
l’information qu’il y avait un blessé dans la
réserve du restaurant hier matin.On a d’abord
trouvé trois Anglais qui étaient cachés dans
le faux plafond plus cette personne blessée, partie
directement à l’hôpital », a-t-il
ajouté. « Je pense qu’il y a encore des
personnes cachées.Là ils sont en train de faire
les comptes », a-t-il ajouté.

Vendredi matin, aucun bilan officiel précis n’avait
filtré sur cette opération militaire dont on
ignorait encore si elle avait été effectivement
achevée jeudi soir sur le site d’In Amenas dans le
Sahara à 1.300 km au sud-est de la capitale comme
l’avait annoncé l’agence de presse algérienne APS.



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