Amicale Comores/Qatar:  Des inquiétudes et des interrogations

L’amicale Comores/Qatar s’inquiète de l’avenir des projets sociaux et humanitaires financés par le Qatar, suite à la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Pour sauver ce qui peut l’être, l’amicale appelle les autorités comoriennes à œuvrer pour le rétablissement des échanges diplomatiques entre les deux pays.

Pour Mohamed Assaf Mkandzilé, directeur général de l’école technique de Mkazi financée par une Ong qatarie, les conséquences de la rupture diplomatique avec le Qatar seront sans doute néfastes socialement. Dans une conférence de presse tenue hier mardi, cet informaticien n’a pas caché ses craintes face aux menaces qui pèsent sur plusieurs projets sous forme d’aide sans aucune condition par rapport, dit-il, à tant d’autres.

 Les projets qataris sont des projets ciblés qui ont un impact direct sur la population, contrairement aux aides de certains pays frères qui sont axés sur la distribution du coran et de viande de mouton en prétendant que les gens peuvent aller au paradis le ventre vide », a-t-il lancé.

Même inquiétude pour Djamalillah Mohamad Bahassane secrétaire général de l’amicale Comores/ Qatar pour qui la crise diplomatique actuelle a de fortes chances d’impacter sur les projets sociaux et humanitaires en cours. « Si la crise diplomatique continue c’est la vie de plusieurs personnes qui dépendent des aides des différentes Ong humanitaires qataries qui en pâtit », s’est- il inquiété, demandant tout comme Mohamed Assaf aux autorités comoriennes d’œuvrer pour le dégèle des relations entre Moroni et Doha. M. Bahassani s’inquiète particulièrement du chantier très avancé de la faculté des sciences du coran dont l’avenir est incertain.

Et lui d’énumérer sur une liste non exhaustive, les projets financés par l’Émirat notamment, la construction du bâtiment de la faculté imam Chafiou, des écoles techniques, des hôpitaux et autres sociétés de production et de mise en bouteille d’eau minérale et l’usine de pêche. « Il est vrai qu’il est facile de détruire que de construire », a-t-il dit. « Je vous garantis que les conséquences seront énormes si jamais ces projets venaient à être abandonnés. Je ne parlerai pas de la courbe du chômage qui va être s’amplifier », a renchéri M. Assaf.

Pour rappel, le président de la République Azali Assoumani prenant de court tout le monde, y compris son propre camp, a décidé la semaine dernière de rompre les relations diplomatiques avec l’Émirat du Qatar qui est en conflit ouvert avec son grand voisin l’Arabie Saoudite.

Maoulida Mbaé/LGDC

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