Anjouan encore dernière au niveau des infrastructures routières

Certes, durant les 6 dernières années les gouvernements successifs ont fait des efforts pour la réhabilitation des routes dans l’ensemble de l’archipel.

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Il faut rappelait que Moroni qui ressemblait à une ville abandonnée avec ses nids de poules et sans électricité a bénéficié d’une réhabilitation de son réseau routier, laquelle a débuté par Sambi et poursuivie ensuite par son successeur Ikiloulou. Réhabiliter le réseau routier de notre capitale comme celle des autres chefs lieux insulaires demeure, une priorité pour l’image de notre pays, raison pour laquelle, cette volonté politique mérite d’être encouragée.

Il faut aussi féliciter les autorités actuelles pour les efforts accomplis en matière de réhabilitation de l’ensemble du réseau routier national.

Par contre, force est de constater que les travaux de réhabilitation du réseau routier à Anjouan sont en retard par rapport à ceux des autres îles sœurs, d’où la recrudescence des accidents de la voie publique.

Ainsi, à propos d’infrastructures routières, encore Anjouan demeure la dernière de la classe avec seulement 49 km de route réhabilités y compris le réseau urbain concernant la ville de Mutsamudu. Aucune route nationale n’est réhabilitée à ce jour tel est le cas du réseau Ouani-Bambao la ville du vice président, qui a enregistré un accident il y a plus d’1 semaine au niveau du lieu dit Mchakojou, alors que le dernier à cet endroit date de plus de 55 ans.

Qui l’eût cru qu’en 2015, plus de 40 ans après l’accession des Comores à l’indépendance des villages comme Kangani ya Maouéni, Ouzini, Outsa, Salamani ya Iméré ne connaissent pas encore la route et les habitants se contentent de marcher pour rejoindre les autres localités de l’île d’Anjouan.

Connaissent aussi le même sort, les villageois de Moimoi, Mjimandra et Amkibani, situés respectivement à trois, quatre et cinq kilomètres à vol d’oiseau de la capitale Mutsamudu. C’est une honte pour la république, une injustice qui mérite d’être dénoncée par tous les citoyens partout dans l’ensemble du territoire national compte tenu de l’indifférence des pouvoirs successifs.

Je profite de cette occasion pour couper l’herbe sur les pieds de ceux qui qualifieraient de partisan mon appel pour un développement harmonieux de notre cher pays, en rappelant que le ministère des travaux publics revient à chaque fois depuis plus de 4 ans à l’île, la plus défavorisée en matière d’infrastructures routières. Il faut également rappeler que les politiques de cette île toutes tendances confondues, s’intéressent plutôt aux postes politiques qu’à l’état des routes, raison pour laquelle cette question est tout le temps occultée par le pouvoir en place et l’opposition insulaire.

Je crois savoir que le souhait premier de tout un chacun, c’est de circuler en toute sécurité sur des bonnes routes partout aux Comores. Mon intervention est donc totalement désintéressée et sans aucune coloration politique ni motivation sectaire. Il ne s’agit que d’un acte citoyen visant à dénoncer une injustice.

Vos critiques et appréciations sont les bienvenus

Musbahou Abdou Ada
Chirurgien
France

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