Anjouan ne devrait pas briser l’unité des Comores : Plus jamais la crise politique de 1997

Opinion libre:

Sambi et son successeur Ikilihou ont été entendu par la Commission parlementaire chargée d’enquêter sur les détournements de fonds colossaux liés à l’affaire des passeports distribués en même temps que la nationalité comorienne était bradée durant les deux mandats successifs. Aux questions précises qui leur furent posées sur la destination des centaines de millions de dollars évaporés dans ce scandale, Sambi est resté évasif mais son silence ne le lave pas de ses pêchés. Au contraire son silence n’est pas acceptable, c’est un aveu qui ne veut pas s’afficher. Les turpitudes sont là et la réalité est évidente. Ils ont  volé.
Les comoriens doivent savoir qu’en toute logique une affaire d’une telle ampleur ne peut pas s’arrêter là. Il y a eu vol et les faits sont avérés. En toute logique, il doit y avoir des suites judiciaires et ces criminels doivent être jugés, ensuite les peines sévères devront être appliquées et l’incarcération se profile. Les coupables doivent rendre l’argent. Cet argent dont le pays a tant besoin, pour ses enfants, ses infrastructures, ses investissements dans la santé, l’éducation, l’industrie et pour soulager la vie des plus précaires.
Tout ceci Sambi le sait, il le sait depuis longtemps, il sait ce qui l’attend; c’est pourquoi par tout moyen il sait que seule l’immunité de la fonction présidentielle peut lui éviter un séjour par la case prison. Alors il cherche à se protéger contre une telle éventualité, il compte pour cela sur les lenteurs du système judiciaire.
C’est à la lumière de ces faits abjects qu’il convient d’apprécier le comportement du Parti Juwa qui devrait être au ban des infamies. Les Assises Nationales inclusives qui se sont ouvertes lui font en effet craindre le pire. Voici déjà quelques mois que les sbires de Sambi s’étaient démenés pour éviter que se tiennent ces assises indispensables pour asseoir la démocratie comorienne sur des fondements solides et faire un bilan sérieux des années d’indépendance. Il est clair que Sambi peut craindre d’être mis en accusation par une majorité indiscutable

d’élus. Il est aussi clair que ce serait alors la chute définitive de la maison Sambi, alors pour l’éviter il fait feu de tout bois. Il envoie le Parti Juwa à la bataille, mais personne n’est dupe, chaque comorien sait bien qu’un parti qui se fait le chantre de voleurs ne devrait pas avoir droit de cité.
Personne n’est dupe et  le spectacle est méprisable. Il ne trompe personne mais il n’a aucune pudeur. Il conduit ses affidés à condamner sous de fallacieux prétextes l’édification et la fortification de la démocratie comorienne et la déclaration annonçant le retrait d’un processus légitime est un scandale de plus. Ce n’est pas de la résistance, c’est de la lâcheté. Ce n’est qu’un stratagème, un calcul de plus pour gagner du temps et trouver un moyen de se défausser.
Monsieur Sambi, vous ne trompez plus personne, vous pouvez essayer par tout moyen de détourner l’attention sur vos vols, sur vos actes calamiteux, vous n’y pouvez rien, vous êtes coupable devant les hommes  et le serez demain devant Dieu.
S’il est donc tout à fait scandaleux que les membres du Parti Juwa se retirent du dialogue nationale, il faut en outre préciser que le cas du Gouverneur d’Anjouan est encore plus grave, l’homme exerce les fonctions officielles de gouverneur et son retrait est un acte de rébellion qui doit être interprété comme une dérive insupportable et inacceptable. Le devoir d’État n’accepte pas ce genre de compromis qui porte en germe des conséquences bien plus graves encore, nous devons nous opposer de la façon la plus ferme  à ce comportement irresponsable.
Pour l’honneur des Comores les Assises doivent se tenir. Pour la dignité des Comores il faut juger ces criminels. Pour le bien de nos enfants il faut qu’ils rendent l’argent.
Saïd HILALI

2 commentaires sur Anjouan ne devrait pas briser l’unité des Comores : Plus jamais la crise politique de 1997

  1. Pauvre imbécile , par ce que c’est anjouan qui organise des assises bidons taillées sur mesure , on dirait ce Hilali reflèchit avec son anus . Je te rappel que ce pas seulement Anjouan qui est contre ces maudites assises non inclusives et qui risquent de faire reculer encore les Comores dans un autre crise de séparatisme, mais Mohéli également est contre cette comédie bien préparée par Adjali Assoumani. A chaque fois qu’Anjouan ou Mohéli essaie de contrer des mesures barbares voulant destabiliser le pays , ils sont traités des séparatistes .Adjali Assoumani en tant que mgazidja est à Bete Salam parcequ’on s’est tous mis daccord que la roue de la tournante continue pour sa 2em phase , alors assises ou pas assises , anjouan et mohéli qui croient et respectent à la légitimité des accords cadre de Fomboni de 2001 , attendent avec impatience leurs tours , contrairement à ça , l’histoire est juge pour donner son verdict final .

  2. Toutes les affaires doivent émerger et que la justice intervient pour faire la lumière.

    La corruption, le déshonneur de l’État, les espions locaux et ceux qui sont morts doivent savoir que mieux vaut détourner les deniers publics que livrer des informations sur les intérêts de la nation.
    Certes, il faut que la justice se fasse sur ses affaires de corruption mais, ceux qui jouent les agents doubles sont censés être punis avec la plus grande fermeté.
    Par ailleurs, l’affaire TAKI doit faire l’objet d’une instruction. D’autant plus que les acteurs qui ont participé de loin ou de près à son gouvernement sont vivants. Il s’avère que beaucoup d’entre eux savent les circonstances de sa mort. Il faut dire que beaucoup de peau noire masques blanc jouent le rôle d’espions locaux, infiltrés, morts etc… . Ces individus sont donc les ennemis mortels de la nation comorienne.

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