Appui aux produits de rente : Les producteurs de vanille saluent l’engagement du chef de l’Etat

Après la volonté exprimée par le chef de l’Etat de redonner des couleurs à la filière vanille, le cabinet de la présidence de la République et la vice-présidence chargée du ministère de la Production ont organisé, hier, un atelier de réflexion sur l’institution d’une journée nationale de la vanille (10 septembre) et la création d’un office dédié à la vanille.

Au nom des producteurs de vanille, le président de l’Action rurale contre la pauvreté (Arcop), Aboubacar Abdoulwahabi, a salué l’initiative du président de la République de ressusciter la filière. Selon  lui, le secteur meurt à petit feu et si rien n’est fait urgemment pour le relancer, il sera trop tard.

Pour Aboubacar Abdoulwahabi, depuis l’année 1980, le chiffre du tonnage de la vanille exportée ne cesse de dégringoler. En l’an 2000, les Comores pointaient au cinquième rang du classement mondial d’exportation de la vanille avec seulement 180 tonnes de vanille exportée.

Dix ans plus tard, soit en 2010, elles avaient perdu six places. Aujourd’hui, notre pays s’enfonce dans les profondeurs du classement (il occupe l’avant-dernier rang) avec 32 tonnes de vanille exportée.

Le président de l’Arcop demande ainsi aux autorités nationales de prendre en compte les doléances et les inquiétudes des agriculteurs et producteurs de vanille en s’engageant à les appuyer sous toutes les formes pour sauver la vanille comorienne. Cette coopérative plaide surtout pour un appui à la fois technique et financier du gouvernement en vue de pouvoir produire une vanille de qualité et en grande quantité.

L’objectif affiché est de permettre aux Comores de reprendre leur place au niveau mondial. De son côté, le patron de la société Cvp-Biocom, Hassani Assoumani, a dit souhaiter l’implication des producteurs dans cette nouvelle vision du gouvernement, notamment la création de l’Office national de la vanille.

Parallèlement, il appelle l’Etat à assister les agriculteurs en matière de formation afin qu’ils puissent améliorer leurs revenus.

Par ailleurs, il est demandé au gouvernement de mettre en place une politique de lutte contre les feux de brousse qui ravagent des centaines d’hectares de vanilliers chaque année. Les producteurs se plaignent enfin de l’apparition d’une nouvelle maladie qui attaque les lianes de vanille et qui réduit ainsi à néant des efforts de plusieurs années. Ils demandent aussi l’accès aux matériels végétaux et à l’encadrement.

Ali Abdou

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