Après la victoire du Oui, place aux élections anticipées de 2019

Des leaders politiques de la Mouvance présidentielle, des notables, des maires, des Ulémas ou encore des préfets. Ils ont tous été reçus ces derniers jours par le chef de l’Etat au Palais présidentiel de Beit-Salam. Quelques jours après la proclamation des résultats provisoires du référendum du 30 juillet, le président de la République leur a fait part de la nécessité de préserver la paix et préparer le pays à imprimer une nouvelle page dans sa volonté de poursuivre l’élan des réformes engagées. Tous les projecteurs sont maintenant braqués sur les élections anticipées de 2019. « Le plus tôt serait le mieux. Il n’est pas question de donner du temps au temps. Maintenant, c’est une question de financement. Il suffit de trouver les fonds nécessaires », a souligné Azali Assoumani.

Les délégations se succèdent à Beit-Salam quelques jours après la proclamation des résultats provisoires du referendum qui confortent le « Oui » un score écrasant. Le chef de l’Etat a ainsi accueilli successivement les notables, les ulémas, et enfin les maires et les préfets dans la matinée. Ces délégations sont porteuses d’un message unanime, féliciter le chef de la magistrature suprême du bon déroulement du référendum, condamner les actes barbares perpétrés le jour du scrutin et manifester leur soutien au chef de l’Etat et à la politique enclenchée pour le développement du pays.

Le notable Soultoine Abdoulanziz a remercié le chef de l’Etat pour avoir prôné un message de paix lors de la campagne, une consigne suivie, selon lui. Il a félicité, en outre, le président Azali Assoumani suite à la victoire du «Oui» à 92%.

Cheikh Soultoine Abdoulanziz condamne l’acte «ignoble» perpétré contre le gendarme Ali Radjabou le jour du scrutin, estimant que ce sont des agissements qui ne vont pas de paire avec les coutumes et la quiétude légendaire du Comorien. «Nous avons voté pour le changement et le développement du pays. Nous sollicitons l’application de la loi, et que les coupables de cette incivilité répondent à la justice». «Il ne peut y avoir de paix dans le pays avec des assassins et des voleurs», renchérit le notable Mze Mouigni Abdallah qui a tenu à assurer que la notabilité accompagnera le gouvernement. La notabilité a souhaité être impliquée et consultée sur les grandes décisions pour le changement.

Le président de la République a fait un flash back des actes barbares perpétrées ces derniers temps, insistant qu’elles sont commises dans les trois îles. Il a parlé de «l’affaire des clous» à l’aéroport de Mwali, qui aurait pu mettre sa vie en danger, la «tentative d’assassinat» du vice-président Moustadroine à Ndzuani et enfin, à Moroni, avec le gendarme qui a eu la main coupée et qui a reçu plusieurs coups de couteaux sur la tête. «Si un de ses actes avait abouti, le référendum n’aurait pas eu lieu, pour le gendarme s’il n’est pas mort c’est seulement par ce que son heure n’est pas arrivée mais il est blessé grièvement», a indiqué le chef de l’Etat. «Nous allons prendre nos responsabilités, sachez que les enquêtes révèlent que ce sont des Comoriens qui sont à l’origine de ces agissements et les coupables, comme les commanditaires seront jugés», a-t-il rassuré. Le président Azali Assoumani appelle les notables à jouer leur rôle de faiseurs de paix dans leurs localités respectives.

Au sujet du référendum, le président s’est félicité du bon déroulement et indique que le dialogue a bien eu lieu, même si certaines personnes qui ont pris part aux Assises, ont désisté à la dernière minute prétextant qu’il n’y a pas eu de dialogue. Il appelle les journalistes à «se rendre sur le terrain, aller dans les villages, et connaitre la réalité auprès des citoyens car ceux qui font les conférences au Retaj ne représentent pas les Comoriens».

Aux Ulémas, reçu, après les notables, le chef de l’Etat leur a signifié que la seule et unique richesse que notre pays dispose c’est la paix. Le président, dans son message, a appelé à sa préservation. Azali Assoumani a aussi demandé aux notables de sensibiliser les jeunes sur les valeurs de paix dans leurs localités respectives. Il a rappelé que le conseil des ulémas est désormais sous l’autorité du mouftorat, et que bientôt une loi qui définira les attributions de cette institution qui sera mise en place une fois approuvée à l’Assemblée nationale.

Abouhariat Said Abdallah / Alwatwan

5 commentaires sur Après la victoire du Oui, place aux élections anticipées de 2019

  1. AUX COMORES LE PAYS EMERGE .
    LE MIRACLE VA SE REALISER AVEC LE REGIME D’ AZALI .
    SAYEZ PRET A VIVRE LE CHANGEMENT ,C’EST MAINTENANT .
    VERS LA PROSPERITE ET LE BONHEUR DANS LA DICTATURE .

  2. Lorsque l’on écoute Al-Watwan, il faut toujours s’attendre à un accent aux éloges honteux d’Azali, il ne faut pas surtout sous-estimer Anjouan qui demeure aujourd’hui une bombe à retardement qui risque d’exploser soit dès 2019 et au plus tard, en 2021!!!

  3. Azali creuse petit à petit sa tombe inchallah qu’il disparaisse vite atroce , le peuple comorien en marre de ce cancre de fou président. Inchallah , le peuple comorien n’attend que sa mort atroce.

  4. Scandaleux ! Pas un mot sur comment on va sortir de la misère : Des témoignages et des remerciements des notables et des ulémans comme d’habitude payés pour venir comme d’habitude. Mais tracer la politique de développment des Comores, rien. En effet, de tous les dirigeants passés et présents, personne n’a été capable de définir une politique claire, programmé. On se contente de féliciter les réalisations du gouvernement. Cela fait 40ans que cela dure, toujours autant de misère, les gens ne mangent pas à leurs fins (toujours un repas par jour pour la grande majorité des comoriens). Et on parle d’émergence ! C’est à croire si le président et ses conseillers savent de quoi ils parlent

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