Arabie saoudite : Ali al-Nimr, 21 ans, bientôt décapité et crucifié

Ali Al-Nimr est condamné à mort pour avoir participé à des manifestations du Printemps arabe en 2012. Il pourrait être exécuté jeudi.

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Une condamnation à mort qui fait particulièrement désordre. L’exécution imminente d’Ali al-Nimr en Arabie saoudite est dénoncée, ce mercredi 23 septembre, par des experts des droits de l’homme à l’ONU et sur les réseaux sociaux. Le point sur une sentence prononcée il y a un an et demi mais dont l’exécution pourrait intervenir cette semaine, alors que l’ambassadeur d’Arabie saoudite auprès de l’ONU à Genève vient d’être nommé à un poste-clé… au Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

# Que reproche-t-on à Ali Mohammed al-Nimr ?

Ali Mohammed al-Nimr était au lycée en 2012 lorsqu’il a participé à des manifestations du Printemps arabe à Qatif, dans l’est du royaume. Il était alors âgé de 17 ans. Il a été accusé durant son procès, en mai 2014, de faire partie d’une organisation terroriste, de porter des armes et de viser des patrouilles de police avec des cocktails Molotov. Le jeune homme, qui a aujourd’hui 21 ans, a également été condamné pour incitation à manifester.

Mais Ali al-Nimr est surtout le neveu de Sheikh Nimr Baqr al-Nimr, lui-même « emprisonné et condamné à mort pour ses discours cinglants contre la dynastie saoudienne qui contrôle la péninsule Arabique depuis les années 1930″, rapporte l »International Business Times ». Ce qui pourrait expliquer l’acharnement de la justice saoudienne contre lui. Selon les experts de l’ONU, qui demandent l’annulation de l’exécution du jeune homme, Ali al-Nimr peut désormais « être exécuté à tout moment ». L' »International Business Times » rapporte pour sa part que le jeune homme doit être décapité, puis crucifié, ce jeudi.

# Un système judiciaire fustigé

Les experts de l’ONU indiquent dans leur communiqué que le jeune homme a apparemment été torturé, contraint à passer aux aveux, et qu’il n’a pas pu recourir à un avocat dans des conditions normales avant et pendant son procès, qui ne répond à aucune des normes internationales. De même, son appel a été traité « dans le mépris total des critères internationaux », ajoute le communiqué. « Toute sentence infligeant la peine de mort à des personnes mineures à l’époque du délit, ainsi que leur exécution, sont incompatibles avec les obligations internationales de l’Arabie Saoudite », estiment les experts.

En août, Amnesty International livrait ces chiffres édifiants : au moins 2.208 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite entre janvier 1985 et juin 2015. Près de la moitié d’entre elles étaient de nationalité étrangère. Des mineurs et des handicapés mentaux figurent également parmi les personnes exécutées. En 2015, 134 personnes ont pour l’instant été exécutées, soit déjà 44 de plus que l’an passé, rapportent les experts de l’ONU. Comores infos vous propose le lien suivant pour plus d’informations.

Lire plus sur http://m.nouvelobs.com/monde/20150923.OBS6334/arabie-saoudite-ali-al-nimr-21-ans-bientot-decapite-et-crucifie.html

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