Assises nationales : du charivari aux lourdes conséquences

Plus approche l’échéance des assises, plus la clarté inonde le pays. Les nouvelles démissions du CPAN viennent encore confirmer, si besoin était, la réalité des assises officielles.

Coup de tonnerre sur un ciel des assises chargé de nuages menaçantes, les démissionnaires pointent une gestion financière opaque, un secret de polichinelle qui alimente la rumeur depuis belle lurette. Mais ce n’est pas tout. On apprend que le document, synthèse des travaux des experts, présenté aux ateliers n’avait pas été validé par le CPAN. Les démissionnaires ne veulent donc pas servir de caution à une entreprise qui leur échappe, d’où leur décision.

Mais que font donc les autres M11 au CPAN s’interroge l’opinion ? Que leur faut-il de plus pour ouvrir enfin les yeux ? L’adage dit : « on ne peut pas ouvrir les yeux à qui ne les a pas fermés. » Un jeu d’aveugle intéressé.

Autre polémique induit par RFI sur une validation des assises par la Communauté internationale. A s’interroger sur les autorités qui semblent tenir absolument à ce parrainage ! Comme si le pays n’était pas souverain ! Comme si la « radio mondiale » de la France serait la voix du bon Dieu ! La vive et prompte réaction du Ministre de l’Intérieur fait craindre le pire pour la représentante de RFI aux Comores ?

Dans le pays on use et abuse de la communauté internationale. Or il n’y en a pas qu’une ! Est-ce celle menée par les USA ou celle menée par la Russie ou celle menée par la Chine ou celle sans consistance des sans-voix du vaste Tiers Monde ?

Pour revenir à « nos moutonsss », il devient évident que les assises se tiendront en grande pompe, que des dirigeants du monde seront présents par esprit diplomatique. Mais ces assises seront au mieux un séminaire gouvernemental qui accouchera sans aucun doute d’une proposition de changement des institutions. L’inauguration d’une âpre bataille autour d’un changement de la Constitution du pays.

« MGU NGE NASI » (Dieu nous protège) prie la chanson !

Idriss Mohamed

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