Assises nationales : L’Union de l’opposition reçue par le secrétaire général adjoint de l’Onu

Envoyé aux Comores pour prendre part aux assises nationales au nom de l’organisation des Nations unies (Onu), Hailé Menkerios, quittera le sol comorien ce mercredi. Mais avant de s’envoler pour New York, il a rencontré l’Union de l’opposition, composée de Mohamed Ali Soilihi, Nourdine Bourhane, Mouigni Baraka Saïd Soilihi ou encore Mohamed Bacar Dossar, pour ne citer que ceux-là, qui refusent toujours de participer aux assises.

Alors que les plénières des assises nationales ont commencé depuis hier mardi 6 février au Palais du peuple, l’opposition continue son combat et enchaine les rencontres. Après avoir tenu son meeting au cours duquel, elle fustigeait l’organisation des assises, l’Union de l’opposition a donc été reçue par le secrétaire général adjoint des Nations unies, Hailé Menkerios.

Cette rencontre qui s’est déroulée au siège de l’Onu sis à Moroni tournait autour de l’actualité nationale plus particulièrement les assises. Selon Mahamoud Wadaane, un des leaders de l’opposition présent lors de cet entretien, le diplomate Onusien aurait voulu connaitre les raisons de leur absence. Mais avant cela, il a tout d’abord montré la position de son institution concernant un tel évènement.

Il a expliqué à ses hôtes que l’Onu approuvait l’initiative, tout en prônant un climat de paix, de transparence, d’inclusion devant caractériser ces assises avec bien sûr la participation de tout le monde. De son côté, le collectif d’homme politiques ayant pris part à cette réunion aurait exprimé les mêmes souhaits.

Planification à tous les niveaux

Répondant aux questions de la presse, l’ancien candidat aux élections présidentielles, Mahamoud Wadaane a déclaré ceci :

Nous membres de l’Union de l’opposition avons expliqué à l’envoyé spécial de l’Onu que l’idée d’organiser les assises pour faire le bilan des quarante-deux ans d’indépendance est salutaire. Et nous estimions qu’elles devraient répondre à trois principales missions : la réflexion sur l’avenir du pays sans oublier les concepts vérité et réconciliation. Malheureusement constatant que ces attentes avaient été releguées au second rang, nous avons maintes fois tiré la sonnette d’alarme sur la situation. Aujourd’hui, on remarque que le gouvernement actuel veut en faire sa chose. Ils veulent utiliser ces assises pour leurs propres intérêts. Donc, nous ne pouvons pas y participer.

D’ailleurs a-t-il poursuivi, le document sorti brille par l’absence des trois objectifs cités en haut. Pendant les ateliers aussi, les débats étaient planifiés et même ceux qui devaient prendre la parole étaient choisis au préalable. Ces pratiques justifient notre abstention a-t-il martelé.

Le président du Rifaid Comores a également laissé entendre que durant les plénières qui se dérouleront au Palais du peuple, ceux qui vont diriger le débat sont taillés sur mesure selon les thèmes. Voilà entre autres les points abordés au cours de cet entretien selon toujours ce dernier.

”Le pays a connu des progrès et des échecs donc nous devons nous asseoir pour réfléchir sur notre avenir mais tout a été bâclé. La preuve en est que même le parti Soma qui jadis soutenait les assises a remis en cause la tournure prise par des dernières. Ils veulent tout faire pour s’éterniser au pouvoir et ça on ne l’acceptera jamais”.

Pour ce qui est de la suite à donner, le leader du Rifaid a expliqué “ne pas pouvoir dévoiler ce qu’ils allaient faire dans les jours à venir”.

Abdou Moustoifa / Alwatwan

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