Atelier de formation : 16 jeunes sont formés à la lutte contre les VBG

Mutsamudu,  L’accès à la santé pour tous, l’égalité des chances entre l’homme et la femme et la protection des jeunes contre le VIH, tels sont les points forts de l’intervention de l’UNFPA aux Comores dans le cadre d’une vaste campagne de formation et de sensibilisation menée à Anjouan. L’atelier tenu cette semaine à Mutsamudu a recommandé que « toute grossesse soit désirée et que l’accouchement soit sans danger ». Des jeunes ont bénéficié durant deux jours, des techniques de sensibilisation sur terrain contre toute forme de VBG (violence basée sur le genre).

Lors des diverses interventions et présentations, les cas des viols basés sur le genre sont largement expliqués. La non-scolarisation de la jeune fille reste un facteur favorisant l’inégalité des chances. « Il faut pouvoir différencier, le sexe et le genre. Le premier est inné par contre le dernier, se modifie et s’améliore au fil du temps et en proportion de la société » a expliqué M. Djamaldine le chargé de la communication au bureau de l’UNFPA.La cellule d’écoute, la direction insulaire de la promotion de genre, de nombreuses animatrices ont participé à cet atelier. « Plusieurs cas de violences sont enregistrés à la cellule d’écoute, notamment les violences conjugales, psychologiques ou physiques et autres » a exposé Mme Fatima Bacar de la Cellule d’écoute de Ndzouani.Elle a précisé que « la jeunesse est la promotion cible. C’est ainsi que vous êtes invités aujourd’hui. Votre tache est de dénoncer tout cas d’abus ou maltraitance de la femme ou de l’enfant. Vous devez toutefois vous impliquer en commençant par sensibiliser vos proches ».

Des associations culturelles sont les bénéficiaires de cette formation financée par l’UNFPA. Ce mardi et mercredi à l’hôtel Kharama de Mutsamudu, le juge familial, Allaoui Djaffar a longuement motivé les participants durant ces 48 heures. Et à Mme Winass Mohamed Elhad d’insister sur « la communication entre enfant et parents » et de clarifier que « chacun de nous doit se comporter en médiateur et futur parent ».

Notons que les jeunes bénéficiaires de cette formation viennent de toutes les régions de l’Ile de Ndzouani. Ils se disent satisfaits et promettent qu’ils vont engager le combat dès leur retour dans leurs foyers respectifs. « Je suis victime de violence psychologique et de maltraitance. Mon père a abandonné la famille depuis que j’avais 6 ans», dénonce une jeune fille de 17 ans. Et elle de poursuivre que « cette formation démontre que le respect du genre est un facteur qui peut faire décoller le développement de notre pays ».

Nabil Jaffar (HZK-Presse)

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