Atelier d’échange des services d’écoute 

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant le 25 novembre 2017, un atelier d’échange des services d’écoute et de protection des enfants victimes de violence de Ndzuwani, Mwali et Ngazidja est organisée à Moroni du 24 au 25 novembre. Les objectifs de cet atelier sont de :
 
·      Partager les bonnes pratiques en matière de prévention et prise en charge des victimes de violences ;
 
·       Réfléchir sur les méthodes de de travail de ces services ;
 
·      Redynamiser les activités de coordination de supervision des services d’écoute ;
 
·      Harmoniser la collecte des données ;
 
·      Réflexion sur la mise en place des services d’écoute pilote dans les communes.
 
 
 
La création des services d’écoute et de prise en charge des enfants victimes d’abus et de maltraitance s’est faite dans un contexte de développement des actes de maltraitance à l’égard des enfants aux Comores. Les rapports sur la situation des problèmes de protection des enfants couvrant la période de 1998 à 2002 réalisées au niveau des trois îles autonomes de Ngazidja, de Mwali (Mohéli) et de Ndzuwani (Anjouan) et financés par l’Unicef ont démontré le développement des cas de maltraitance physique à l’égard des enfants. Ces rapports ont mis en exergue la situation alarmante des maltraitances sexuelles caractérisées par les attentats à la pudeur et les viols.
 
 

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Les recommandations émises dans ces rapports ont abouti à la mise en place á partir du mois d’avril 2004, sur un financement de l’UNICEF et de ses partenaires étatiques et non étatiques des trois services d’écoute à Ngazidja, Ndzouwani en 2004 et Mwali en 2006.
 
 
L’objectif général de ces services d’écoute est de  de contribuer par la sensibilisation, l’éducation, le plaidoyer et des actions de protection des droits de l’enfant, à susciter la création d’un environnement propice à une meilleure protection des droits de l’homme et notamment des droits de l’enfant en amenant la population à prendre conscience de l’existence de toutes les formes d’abus et de maltraitance à l’encontre des enfants, à les dénoncer en vue d’apporter une assistance aux victimes d’une part et en soutenant l’encrage de ces droits dans la législation nationale et la jurisprudence d’autre part.

Les objectifs spécifiques sont :
 
•       Mettre en place une structure étatique en faveur des enfants victimes de maltraitance et toute forme d’abus ;

•       Sensibiliser la population en vue de renforcer sa capacité à mettre en pratique par elle-même, les connaissances acquises en matière de protection de l’enfant ;

•       Ecouter, orienter, appuyer et faire la prise en charge médicale, psychosociale et judiciaire des enfants victimes de maltraitance de toute forme d’abus ;

•       Faire le plaidoyer auprès des autorités pour l’application des textes de lois en relatifs à la protection des enfants ;
 
•       Etablir des solides relations d’échange et de concertation avec les autorités administratives, judiciaire.
 
Les services d’écoute disposent chacun d’un Comité de pilotage composé de principaux partenaires impliqués dans l’exécution du projet. Ces Comités ont pour mission de superviser les activités du service d’écoute, Plaider en vue d’assurer l’implication des différents partenaires étatiques et non étatiques dans l’accomplissement de la mission du service d’écoute.

Les principaux partenaires des services d’écoute sont : L’institution judiciaire, les organisations de la société civile, les médias, l’Unicef, l’UNFPA, l’Union européenne, les religieux, les adolescents, les Commissariats en charge de l’éducation et de la santé des îles, la police et la gendarmerie.
 
 
Les principales activités des services d’écoute sont :

·      L’organisation de réunions de plaidoyer avec les partenaires

·      L’organisation des conférences/débats télévisés et radiophoniques

·      L’organisation de causerie dans les établissements scolaires

·      L’Impression des dépliants et des affiches ;

·      La prise en charge médicale et juridique des enfants victimes de violence
 
Ces deux jours d’atelier permettront de partager les bonnes pratiques des services d’écoute et  renforcer  la coordination et la gestion des données.

Comores droit 

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