Aux Comores la CRC dénonce « les pratiques mafieuses… dans les société d’Etat »

Houmedi Msaidié secrétaire national de la CRC devant la presse

Après son 3e congrès, la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC) a sorti ses résolutions. Les ténors de l’ancien parti au pouvoir étaient réunis pour présenter leurs résolutions à l’issue du 3e congrès qui a eu lieu, il y a deux semaines. Ils ont évoqué plusieurs thèmes comme la vie chère, la question de l’île de Mayotte, les entreprises publiques et le Chiisme.

Houmedi Msaidié secrétaire national de la CRC devant la presse

Sur la vie chère, le parti de l’ancien président Azali Assoumani exhorte le gouvernement de l’Union et les exécutifs des îles à prendre « toutes les mesures indispensables pour inverser la tendance à la paupérisation de la population et appelle le gouvernement à prendre les mesures nécessaire pour juguler les effets négatifs de la crise financière internationale » et les risques d’extension de famine déjà signalés dans notre pays. « Le gouvernement doit prendre des mesures volontaristes en concertation avec les opérateurs économiques pour la réduction des prix des produits de première nécessité », exhorte Houmed Msaidié, le secrétaire général de la CRC.

En ce qui concerne la question de l’île de Mayotte, la CRC condamne sa départementalisation et rappelle que Mayotte même érigée au statut de département français, reste un contentieux entre les Comores et la France. Ils appellent les autorités françaises à «mettre en avant l’amitié et les liens séculaires de toutes sortes qui unissent les deux pays et qui souffriront de plus en plus » de la persistance de ce différend. « Le gouvernement de l’Union et les élus doivent concentrer leurs efforts dans la recherche d’une solution acceptable pour les différentes parties », poursuit-il. La CRC considère la suppression du visa Balladur comme un préalable à toute recherche de solution.

Et enfin pour les entreprises publiques, la CRC dénonce et condamne « les pratiques mafieuses généralisées qui gangrènent les sociétés d’Etat », la passivité du gouvernement central, de la Commission anti-corruption et de la justice face à cette gangrène mafieuse. Ce parti d’opposition se déclare favorable à l’ouverture du capital de l’ensemble des sociétés d’Etat.

« Nous condamnons les agissements des autorités anjouanaises consistant à mettre l’Etat devant le fait accompli dans des domaines stratégiques qui sont les sociétés d’Etat », avance Houmed Msaidié. Sur ce point, le secrétaire général de la CRC déplore l’attitude de la Société Comorienne des Hydrocarbures et du gouvernement face au contrat NGS. « Le contrat NGS pénalise la société et pourquoi il ne le dénonce pas », s’interroge-t-il, avant d’ajouter que « le jeu de cache-cache n’est pas sain ». Les conférenciers ont tenté de démontrer que la SCH perd 600 millions de FC à chaque cargaison avec ce contrat conclu depuis 2009.

Mohamed Youssouf ( HZK)

1 commentaire sur Aux Comores la CRC dénonce « les pratiques mafieuses… dans les société d’Etat »

  1. je comprend les agissements du crc ils etait aux pouvoir ils ont piller les comores et maintenant ils donnent des lecons c’est eux les corrupteurs surtout azali aux secoursssssssssssss

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