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« Aux Comores, une situation instable perdure depuis que le prestidigitateur Azali Assoumani… »

Lindley Couronne, directeur du secrétariat régional de l’OING (organisation internationale non-gouvernementale) DIS-MOI, passe en revue la situation des droits humains dans la région et revient sur les élections dans le Sud-Ouest de l’océan Indien. Et surtout celles vécues à Maurice. Pour lui, elles n’étaient pas truquées.

En cette fin d’année, quel regard portez-vous sur la situation des droits humains dans le Sud-Ouest de l’océan Indien ?
Aux Comores, une situation instable perdure depuis que le prestidigitateur Assoumani, le président, a unilatéralement décidé de changer toute la donne politique, arrêtant brutalement la tourmante avec le projet avoué de reposer sa candidature alors qu’il n’en avait pas le droit. Il a aussi organisé une répression assez dure par rapport à ses opposants politiques après plus d’une décennie de relative stabilité dans un pays notoirement connu pour son agitation chronique et alors qu’on croyait que les Comores allaient finalement prendre le chemin du développement. Assoumani, tels les dictateurs africains classiques, a décidé de rester au pouvoir, convaincu qu’il est le sauveur du pays. Tous nos renseignements vont dans le sens d’une détérioration de la situation des droits humains. Nous espérons que la communauté internationale se montrera vigilante. Quant aux DROITS HUMAINS OCEAN INDIEN, nous avons écrit aux institutions des Comores, y compris la présidence, pour exprimer notre préoccupation de la situation existante.

Comment expliquez-vous cette situation ?
Il faudra remonter à la colonisation, revisiter les dégâts causés par le baroudeur, l’affreux Bob Denard, les coups d’État à répétition, un peuple assez passif et fataliste malgré son élite éduquée et intelligente. Et, évidemment, une classe politique cynique qui maintient son peuple dans le sous-développement et s’enrichit parfois de manière caricaturale. Une seule visite aux Comores vous fera comprendre l’énorme potentiel du tourisme, eu égard à la beauté naturelle du pays. Qu’on ait choisi de ne rien faire, ou presque, et laisser ce beau pays dans un marasme économique révoltant est significatif. Si la diaspora comorienne n’existait pas et qu’il n’y avait pas cette perfusion financière permanente (et là, saluons la solidarité comorienne proverbiale) je me demande comment vivrait ce peuple.

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La Rédaction

1 commentaire sur « Aux Comores, une situation instable perdure depuis que le prestidigitateur Azali Assoumani… »

  1. Je me demande le rôle exact des institutions de droit de l’homme, contre les dictateurs. Apparemment, ils sont tous avec eux à bras ouverts.
    Sont ils tous des institutions dictatoriales ?

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