Avec Sambi, les îles Comores sont en danger

Il est temps que tous les comoriens, hommes et femmes, assument leurs responsabilités de défendre l’Etat comorien, leurs institutions, notre unité nationale et nos libertés fondamentales.

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Il est temps d’assumer mon devoir à mon nom personnel et au nom de notre mouvement « l’Alliance Nationale pour le Développement et la Réforme ».

Les îles des Comores traversent une crise constitutionnelle sans précédant. Le Président Sambi a décidé de démolir l’Etat Comorien, de diviser notre peuple et de semer la haine et les conflits religions et ethniques dans notre pays. Il est à notre devoir de crier à Sambi et ses compagnons : Assez et Ça suffit !

En 2006, j’étais parmi les comorienne qui ont averti notre peuple le danger qui encourt l’Etat Comorien en cas d’élection de l’Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi au poste du Président de la République.

C’est la 10ème déclaration dont j’écris sur Sambi. 7 déclarations que j’avais publiées en 2006 lors des élections présidentielles de l’Union des Comores. La 8ème déclaration est une « Lettre de félicitation » (en langue arabe) que j’avais adressée au Président Sambi après son élection comme Président de la République Comorienne mais je ne l’avais jamais publiée, et 3 déclarations dont j’avais publiée en 2007.

Permettez-moi, chers compatriotes, de vous exposer ladite « Lettre de Félicitation » pour comprendre pourquoi je tiens à parler, aujourd’hui, comme tous les patriotes comoriens.

RÉPUBLIQUE DES COMORES
Unité – Justice – progrès
Le 05 juin 2006
LETTRE DE FÉLICITATION ;

À notre frère le professeur Ahmed Abdallâh SAMBI, Président de l’Union de l’Etat Comorien
Son excellence Monsieur le Président de l’Union de l’Etat Comorien,

A l’occasion d’être élu Président de l’Union de l’Etat Comorien, J’ai l’honneur de vous adresser ce courrier à mon propre nom et au nom de tous mes frères afin de vous féliciter pour la confiance manifestée à votre excellence par le peuple comorien qui s’est mobilisé, homme et femme, à Mwali, Ndzouwani et Ngazidja pour votre élection.

Ce succès extraordinaire sans précédant vous a mis devant une grande responsabilité.

A travers cette mobilisation, le peuple comorien a voulu vous adresser cinq messages :

1- Sa volonté affichée pour sanctionner le Colonel Athouman AZALI et de s’en débarrasser de lui et de son régime corrompu une foi pour toute ;

2- Exprimer aux frères séparatistes de l’île de Ndzouwani leurs sentiments de la fraternité et de la solidarité et leur donner une leçon de moralité et de fraternité ;

3- Exprimer la confiance du peuple comorien en leur savants en Islam, leur respect, leur amour en eux et leur espoir de voir un changement espéré depuis trente ans d’indépendance ;

4- Exprimer leur espoir et leur espérance pour un dirigeant qui peut, un jour, effacer leurs larmes de misère, de pauvreté et de l’ignorance, versées depuis plus de trente ans d’indépendance ; une espérance qui sera traduite par des programmes de développement économique, social, éducatif et politique pour une vie prospère des comoriens ;

5- Exprimer leur espoir de voir la fin du mouvement séparatiste de Ndzouwani qui a bouleversé et déstabilisé notre pays depuis neuf ans et le retour de l’île de Ndzouwani au sein de l’Unité nationale du peuple comorien.

Nous sommes derrière vous, Monsieur le Président de l’Union de l’Etat Comorien, et vous avez notre confiance tant que vous assumez votre devoir du président de l’Union de l’Etat Comorien et du président de tous les comoriens.

Dans le cas contraire, nous assumerons, avec courage, respect et sincérité, la responsabilité de vous rappeler ce que vous auriez oublié.

Veuillez agréer, Cher frère professeur Président, nos salutations fraternelles.

Vive l’Unité Nationale du peuple Comorien ! Vive l’Intégrité territoriale de l’archipel des Comores (Maoré * Mwali * Ndzouwani * Ngazidja).

MOHAMED EL KABIR Abdoulaziz

Président de la Ligue Amicale
Moroni, le 01 mars 2009

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Dans ce contexte, j’assume, aujourd’hui, ma responsabilité nationale de rappeler mon frère, notre frère Président de l’Union des Comores Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI comme je l’avais promis.

I- Sambi Citoyen :

Rentré au pays après ses études, il est connu par les comoriens sous le nom d’Ayatoullâh, en raison de son appartenance à l’école supérieur de la Ville de Qom, d’Iran et son vestimentaire des Oulémas chiites.

Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI est connu par quatre critères :

    – Ses discours islamiques enflammés ;
    – Ses critiques audace à la politique d’horreur et d’injustice pratiquée par l’ancien Président des Comores Ahmed Abdallah Abderemane, d’origine Anjouanaise comme Sambi. Une position qui lui a coûté cher car il a été incarcéré plusieurs mois.
    – Ses mouvements commerciaux jusqu’à ce qu’il devient parmi les personnes plus riche des Comores.
    – Ses multiples voyages à l’étranger.

En raison de ses discours islamiques et ses positions politiques, Sambi a gagné la confiance de beaucoup des comoriens. Mais les comoriens n’avaient jamais imaginé qu’un jour le Professeur, Ayatoullâh SAMBI, trahirait leur confiance.

Au moment du déclenchement du mouvement séparatiste d’Anjouan, Sambi a pris position proche de ce mouvement et surtout après le débarquement militaire organisé par l’ancien Président des Comores Mohamed Taki Aboulkarim. L’Ayatoullâh Sambi, député à l’époque, a manifesté en sillonnant tout seul à Moroni, capitale des Comores, contre ce débarquement.

Les séparatistes de l’île d’Anjouan déstabilisent et paralysent l’Etat Comorien depuis 1997 :

En 1997, deux mouvements séparatistes se sont déclenchés successivement dans l’île de Ndzouwani et dans l’île de Mwali. Un apaisement a été retrouvé dans cette dernière.

« Le mouvement séparatiste de l’île de Ndzouwani a pris une grande ampleur par la déclaration du rattachement de cette île à la France en arborant le drapeau français sur tous les lieus publics et les maisons ; ensuite, par la déclaration de l’indépendance de l’île d’Anjouan le 03 août 1997.

Le 3-5 septembre 1997, Le Président de la République Fédérale Islamique des Comores Mohamed TAKI ABDOULKARIM a ordonné l’armée fédérale de rétablir l’ordre à l’île d’Anjouan.

L’armée fédérale débarque à Anjouan et l’intervention militaire échoue devant la résistance des séparatistes : un militaire tué selon le gouvernement, une quarantaine selon les séparatistes et plus de 80 personnes de l’armée fédérale sont faits prisonniers par les séparatistes ».

Le Professeur, député à l’époque, Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI à manifesté tout seul à Moroni, capitale des Comores pour s’opposer à ce débarquement.

Pourquoi le Professeur, député, Ahmed Abdallah SAMBI s’est opposé au débarquement à Anjouan à l’époque de TAKI ?

Parce qu’il était, peut-être, sympathisant ou alors faisait parti du mouvement séparatiste d’Anjouan. Il savait bien qu’un débarquement précoce allait avorter ses objectifs de court terme et ceux de long terme.

Après ce débarquement, et sa prise de position en faveur des séparatistes, l’Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI est harcelé et refoulé par la population de l’île de Ngazidja dans les rues à l’île de Ngazidja ainsi que dans les mosquées. Depuis, Il a quitté les îles des Comores et il n’y est retourné qu’après la mort du Président Mohamed TAKI.

UNE CONSTITUTION SUR MESURE POUR CHAQUE PRESIDENT :

Depuis son indépendance, et avant Sambi, l’Etat comorien a connu cinq constitutions au nombre des Présidents qui avaient gouverné cet Etat : Ali SOILIHI, Ahmed ABDALLAH, Saïd Mohamed JOHAR, Mohamed TAKI et Le Colonel Athouman AZALI. Chaque Président a instauré une constitution sur mesure pour son régime. Pourquoi pas Sambi ?

C’est le Président Ahmed Abdallâh Adbereman qui avait mis en place en 1978, pour la première fois, une Constitution d’un Etat Fédéral (La République Fédérale Islamique des Comores) doté d’un pouvoir central avec :

    – Président de la République ;
    – Une Assemblée Fédérale de Député ;
    – Un pouvoir régional dans chaque île dirigé par un Gouverneur qui dirait être élu au suffrage universel de chaque île ;
    – Des Conseillers régionaux dans chaque île.

Mais le Président Ahmed Abdallâh n’avait pas respecté cette constitution. Il nommait les Gouverneurs des îles.

Une novelle Constitution Confédérale pour satisfaire les séparatistes :

« Le président Sambi dit avoir bien compris que la constitution actuelle a été taillée sur mesure par rapport au séparatisme anjouanais ». (Al-watwan).

Dans cette déclaration Sambi reconnait que l’Etat Comorien vie, depuis 1997, sous la terreur, les dictés et la volonté machiavélienne des séparatistes anjouanais.

Jusqu’à quand voulez-vous, Monsieur Sambi avec les séparatistes anjouanais, que les comoriens restent sous vos instructions et vos manipulations ? Quelle sera la prochaine étape pour que nous puissions nous prépare pour vous suivre chers … ?

L’actuelle constitution prévoit une large autonomie des îles. Elle est voulue et imposée par la grande majorité des Anjouanais et des Mohéliens. Cette constitution donne aux Comoriens un Etat Fédéral avec une présidence « tournante » tous les quatre ans, à savoir :

    – Un Président de l’Union avec son gouvernement ;
    – Un pouvoir régional dans chaque île, dirigé par un Président avec son gouvernement ;
    – Une assemblée Fédérale des Députés ;
    – Une assemblée régionale des Députés dans chaque île.

Tous les Comoriens, sont convaincus que ce système est très compliqué et met en paralysie les institutions du pays.

Mais qu’elle est la réalité des choses est que l’actuel Président veut, comme l’avait fait son prédécesseur AZALI, accaparer tous les pouvoirs et veut que les pouvoirs régionaux restent seulement comme des portraits.

Avec 34 ans d’indépendance :

11 ans du régime de terreur et d’oppression d’Ahmed Abdallah Abderemane, avec ses mercenaires : des centaines des comoriens sont incarcérés, torturés, tués et d’autres enterrés vivants.

11 ans de troubles et d’instabilité, sociales, politique, institutionnelle et constitutionnelle crées par les séparatistes anjouanais : ils nous imposé le changement de tout pour qu’ils soient satisfaits : la dénomination de l’Etat comorien, le Drapeau de l’Etat, la Constitution.

Pour sauvegarder l’Unité nationale, la cohésion sociale et l’intégrité territoriale des trois îles indépendantes, nous avons cédé et accepté ces idées absurdes, mais en vain, ils ont continué à saccager le pays.

Croyez-vous Monsieur Sambi que la patience des comoriens n’aura pas un terme ?

Le peuple comorien rêve d’être gouverné, un jour, par des dirigeants qui assument leurs responsabilités avec honnêteté, patriotisme, sincérité et se procurer d’une vie normale prospère comme les autres peuples du monde basée sur : une vrai paix sociale, une vrai cohésion sociale, la sauvegarde de l’Unité nationale et enfin la préservation de la fraternité comorienne.

Les citoyens comoriens sont fatigués de tout manœuvre de ce genre et le moment d’un projet de référendum est mal choisi car :

La tournante, prévue par la constitution doit continuer son cours jusqu’au bout.

Mohéli doit prendre la présidence de la « tournante » en 2010.

Nous avons en ce moment un problème de départementalisation de l’île de Mayotte.

Monsieur Sambi en tant Président de la République, garant de l’unité territoriale des îles Comores, vous devez user tous vos efforts pour sauver l’unité nationale et l’intégrité territoriale en engageant des pourparlers avec la France afin de trouver un arrangement durable pour le retour de l’île de Mayotte au sein de l’Unité nationale et territoriale des îles Comores.

Au contraire, vous voulez camoufler les choses et détourner les regards et l’attention des comoriens vers un autre problème pour les faire oublier la cause nationale de l’île de Mayotte en organisant un référendum dans les îles Comores indépendantes en même temps que celui de la départementalisation de notre Ile de Mayotte, comme l’avait fait Le colonel Azali en 2002.

Oui, Monsieur le président, Les Comores ont besoin d’un changement de la constitution, mais pas n’importe quand et n’importe comment.

Proposition Pour le changement de cette Constitution :

Le changement de l’actuelle Constitution devrait avoir lieu après la mandature de la présidence « tournante » de l’Île de Mohéli.

Après les deux ans du mandat du Présidence Mohélienne, une période suffisante pour la stabilité du Président de la République ainsi que le pays, le Président demande à l’assemblée Nationale de l’Union des Comores, les deux assemblées des députés régionales, tous les partis politiques, les organisations de la société civile, les personnalités, les intellectuels comoriens… d’entamer une réflexion sur le changement de l’actuelle constitution, et de préparer, pendant une durée de 12 mois, au moins, une nouvelle Constitution Fédérale de l’Etat Comorien ; sans provoquer des divisions ou troubles au sein de notre société et de notre petit pays qui a longtemps souffert.

Voilà la sagesse, Monsieur le Président de la République, Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI.

Monsieur SAMBI, votre décision de changer la constitution actuelle aurait de graves conséquences. Etes-vous bien conscient ?

Le rôle d’un chef d’Etat, est de sauvegarder la cohésion et la stabilité sociale d’un peuple ainsi que la fraternité, mais il ne faut jamais provoquer la division et la haine.

II- Sambi Président :

Les promesses trompeuses d’Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI :

    – Servir non se servir = Se servir avec ses proches et ses amis ;
    – Compétences des pouvoirs régionaux bafoués ;
    – Projet Habitat pour gagner les élections ;
    – Projets d’investissement et Ville de Paradis Touristique pour s’enrichir ;
    – Mayotte est pour Sambi, une histoire ancienne que doit être oubliée par les comoriens.

Les magouilles de SAMBI aux dernières élections des Présidents des îles, orchestrés par le changement du Président de la « Cour Constitutionnelle » et celles enregistrées lors des dernières élections d’Anjouan, ont bien dévoilé son visage.

La crise sans précédant du carburant en été 2008 nous donne une leçon des trafiquants.

En juillet dernier, le président Sambi a Signé des vrais-faux décrets : N° 08-138/PR, portant promulgation de la loi N°014/AU du 27 novembre à la citoyenneté économique inexistante.

SAMBI veut une nouvelle Constitution sur mesure.

III- Le changement de la Constitution actuelle et ses objectifs :

L’actuelle constitution, comme elle a été voulu et imposée aux comoriens, était favorable pour Ayatoullâh Sambi. Elle a déjà servie, efficacement, ses objectifs pour accéder au sommet du pouvoir de l’Etat Comorien. Après avoir arrivé au pouvoir, elle n’est plus favorable pour lui avec seulement un mandant de quatre ans ; il veut, donc, se procurer d’un mandant illimité.

Les quatre grands objectifs de Sambi :

1- La protection des séparatistes anjouanais : C’est projet l’avait déjà réalisé ;

2- L’enrichissement personnel : C’est ce qu’il est en train de réaliser depuis son arrivée au pouvoir ;

3- L’implantation du chiisme dans l’archipel des Comores : C’est qui est en cours ;

4- Rester au pouvoir le plus longtemps possible : C’est qu’il en train de manigancer maintenant!

Rappelez-vous, par exemple, la présence de l’armée comorienne, Tanzanie et Soudanaise pendant plus de Deux mois afin d’assurer la fuite du chef du mouvement séparatistes le colonel Mohamed Bacar et ses compagnons mais non pas pour ni les capturer les juger.

« Au mois d’août 2007, Le gouvernement comorien s’est apprêté à acquérir un terrain en Tanzanie dans la province de Mtwari pour implanter une usine de cimenterie. C’est la solution du Président Sambi pour régler la crise du ciment aux Comores. « Nous avons choisi la Tanzanie pour sa proximité avec les Comores. Cela nous permettra surtout d’éviter aux Comoriens une pollution de l’air avec toutes les maladies que cela pourrait entrainer », a déclaré Monsieur le Président Sambi.

« Alors que tous les pays du monde se battent contre les délocalisations, ce gouvernement choisit de procurer du travail aux tanzaniens, pendant que plus 50% de jeunes comoriens sont chômeurs. Cela servira également à enrichir l’état tanzanien par les droits de douane à l’exportation qu’il faudra bien lui payer.

Ainsi, cela permettra au Président Sambi d’échapper à toutes les règles de la transparence et d’échapper également aux critiques qui ont eu lieu pour l’usine du fameux projet habitat, toujours sans statut, sans conseil d’administration !

Ne rêvons pas, une fois ce terrain acheté, avec quels fonds Monsieur Sambi construira-il l’usine ! Jamais encore, aucun gouvernement n’était allé à ce point dans l’absurdité ».

Au cours de la traditionnelle réception de Beït-salâm (Palais Présidentiel) à l’occasion de la fête d’Ide Al-Fitr, le Président Sambi a déclaré : « Voyez-vous, je n’ai aucun frère, aucun cousin autour de moi, ni dans les ministères ou directions de l’Etat. Or, des cousins et des frères formés à l’extérieur sont capables d’occuper ces postes, j’en ai à la pelle. Mais, je me suis gardé de le faire». (Al-watwan)

Croyez-vous chers compatriotes ce qu’il vous dit ?

Dans un petit pays comme le notre qui a besoin d’une justice sociale et un équilibre régional, nous n’avons jamais vu deux Ambassadeurs appartenant de la même ville ou de la même région. Or Sambi l’avait fait sans hésitation :

Le ministre comorien des affaires étranger est issu de sa famille ;

Quatre Ambassadeurs des Comores : l’ambassadeur des Comores à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis), l’ambassadeur des Comores à Riyad (Arabie Saoudite), l’ambassadeur des Comores à Paris (France) ainsi que l’ambassadeur des Comores en Téhéran (Iran) sont tous de Mutsamudu, issus de la famille que Sambi!

Pourtant, il vous dit qu’il n’a aucun frère, aucun cousin autour de lui, ni dans le gouvernement ni dans l’administration de l’Etat !

IV- L’implantation du chiisme dans l’archipel des Comores :

La fin de la paix sociale aux îles Comores qui marque Le début d’une guerre religieuse et ethnique :

Malgré la misère, la pauvreté, les maladies, les souffrances, l’injustice et l’oppression qui frappent les comoriens depuis longtemps, le pays avaient vécu une jouissance d’une paix sociale remarquable : les îles Comores n’ont jamais connu ni la guerre religieuse ni la guerre ethnique.

Avec l’arrivée des immigrés chiites, 27 milles familles prévues, la guerre religieuse et celle d’ethnique sont au bord des îles Comores. Ce qui ce passe actuellement en Iraq, une guerre organisée par les chiite contre les sunnites ainsi que les guerres ethniques en Afrique et dans plusieurs pays du monde doivent nous servir de leçon.

Rappelez-vous qu’Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi a fait preuve, depuis son arrivée au pouvoir, de son message de propagation du chiisme aux Comores par tous les moyens.

Il est vrai que la misère, la pauvreté, l’ignorance, la maladie sont des vecteurs qui poussent les gens à chercher de l’aide n’importe où, mais pas à n’importe quel prix.

Depuis l’instauration des centres sociaux, culturels, médicaux des Iraniens dans notre petit pays, des déclarations douloureuses et des manifestations honteuses contre les Compagnons, les femmes du Prophète et les oulémas venant des fidèles desdits centre font peur aux comoriens. De tels actes ont, à court et à long terme, des lourdes conséquences au sein de notre pays qui n’avait jamais connu ni troubles sociaux ni conflits religieux.

Nous pouvons citer par exemple :

    – Centre (Markaz Al-Thakalaïne à Moroni (Zilimadjou) ;
    – Centre d’études Islamique Iranien à Moroni (Hadoudja) ;
    – La Fondation « Imdadat Imam Khoumeiny » (à Bandamadji Itsandra) ;
    – Croissant Rouge Iranien (au quartier de Palais du Peuple) ;
    – Faculté des Etudes Islamiques (chiite) à Moroni, c’est pour former des cadres chiites ouverte le 07 janvier 2009 ;
    – L’envoie des élèves et des étudiants dans différentes écoles chiites partout dans le monde ;
    – La vente de la nationalité comorienne aux inconnus ne vise qu’à l’installation d’une forte communauté chiite aux îles des Comores. Le nombre cité est de vingt sept mille (27 000) familles chiites qui vont s’installés aux quatre coins de notre pays.

La fin de la paix sociale aux îles Comores a commencé avec l’implantation de ces 27 milles familles chiites dans notre pays.

A Moroni, Capitale des Comores, plusieurs habitants demeurant dans plusieurs quartiers ont vu leurs maisons détruites en faveur de la construction des quartiers chics de ces fameuses familles chiites qui ont déjà commencé leur envahissement dans notre pays.

Rappelez-vous, chers compatriotes de ce qui se passe aujourd’hui en Palestine, c’est à la suite de la vente des terres palestiniennes aux juifs venant de tous les coins du monde qu’ils étaient plus riches que les palestiniens. Ils ont construits des colonies partout.

Quel est le résultat ?

Les palestiniens ont perdu leurs terres et sont devenus des mendiants et des orphelins dans leur propre pays.

C’est le sort qui attend les comoriens en cas du changement de l’actuelle constitution et la mise en application de la constitution Sambi. Que Dieu ne le permette pas !

Ne soyons pas naïfs en acceptant de vendre notre dignité, notre paix sociale et notre pays pour quelques dollars empoisonnés !

La tromperie de Sambi aux comoriens en prétendant que ces gens-là font faire les îles des Comores un Paradis sur terre représente un grand mensonge à notre nation.

Dans tous les pays du monde, la Nationalité d’un pays est la valeur la plus chère. Elle n’a jamais été vendue pour l’argent ou pour quelques dollars.

La Nationalité d’un pays est un pacte de confiance faite par le pays d’accueil à des personnes immigrées après avoir passé plusieurs années dans le pays d’accueil ; et que le pays d’accueil s’assure que la personne immigrée ne représente aucun danger pour la sécurité et la stabilité de leur pays.

Comment osez-vous, Monsieur Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi, Président de la République des Comores, mettre la sécurité et la stabilité de notre pays en péril en offrant la Nationalité de notre pays à des inconnus ?

Est-ce que ces gens-là font partie d’un club des biznessmans avec vous que vous vous permettez de vendre notre pays ? Où bien parce qu’ils partagent avec vous la même tendance religieuse « chiite » dont à chaque fois qu’on vous pose la question si vous êtes « chiite » ou non ; Vous répondez toujours que vous êtes « sunnite chafiite ».

Ou bien parce que le mensonge : « Attaqiyat » est un principe fondamental dans le « Chiisme », que vous a permis de manigancer contre votre peuple, Monsieur le Président Ayatoullâh Sambi ?

(« Attaqiyat » : est un principe chiite fondamental qui rend le « mensonge » licite, au terme religieux, pour arriver à ses fins sans être dévoilé par les autres).

V- La Nouvelle Constitution sur mesure du Président SAMBI :

Permettez-moi, chers compatriotes, de vous exposer les Articles les plus dangereux qui démolit l’Etat Comorien et toutes ses institutions et vont lui permettre de devenir un Président dictateur avec un pouvoir absolu :

1ère Observation : « ARTICLE 4 : L’alinéa 5 de l’article 7 de la Constitution qui stipule, « Les îles comprennent un Exécutif et une assemblée élus ainsi que des collectivités territoriales dotées d’un organe délibérant et d’un exécutif élus », est supprimé.

Commentaire :

Dans cet article, Sambi à supprimé, par sa propre décision et non pas par la volonté du peuple, toutes les institutions de l’Etat et les pouvoirs régionaux : Exécutifs, assemblées des députés régionaux, pour un seul objectif : créer un pouvoir absolu illimité pour lui seul sans partage et sans oppositions.

Si aujourd’hui, le Président Sambi se désintéresse des ces institutions, croyez-vous que demain après son referendum, il respecterait sa Constitution sur mesure ? Jamais !

Rappelez-vous, au moment des élections des présidents des îles, comment il avait manigancé la Cour Constitutionnelle en changeant son président ; ensuite, le destituant lors des élections du Président d’Anjouan pour installer, inconstitutionnellement, son homme de confiance.

La population en est consciente et doit se prépare face à des situations pareilles à l’égard d’un Président qui ne respecte rien.

2ème Observation : « Article 7-1 : Toute sécession ou tentative de sécession d’une ou plusieurs îles autonomes est interdite.

Et qualifié de sécession tout acte ou propos de nature à porter atteinte à l’intégrité territoriale et à l’Unité Nationale. Les auteurs de tels actes ou propos, qualifiés de crime contre la Nation, sont passibles de la peine criminelle maximale prévue par le code pénal ».

Commentaire :

Quand le Président Sambi dit dans son projet constitutionnel « Est qualifié de sécession tout acte ou propos de nature à porter atteinte à l’intégrité territoriale et à l’Unité Nationale. Les auteurs de tels actes ou propos, qualifiés de crime contre la Nation, sont passibles de la peine criminelle maximale prévue par le code pénal ».

Nous avons le droit, si nous étions dans une démocratie, de lui poser la question suivante :

Quelle est la peine criminelle ou le jugement ou le verdict de condamnation, pris par votre justice, prononcés contre Mohamed BACAR, Kaabi Alyachroutu, Mdjamawe et les autres séparatistes ? Vous vous moquez des comoriens ?

3ème Observation : « Article 7-2 : Dans les îles autonomes les fonctions, exécutives et délibératives sont exercées par des organes distincts :

La Fonction exécutive est exercée par un Gouverneur assisté de Commissaires.

Le Gouverneur est élu au suffrage universel direct à un tour, pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

Le Gouverneur est le Chef de l’île autonome.

Il exerce par voie d’Arrêté les compétences qui lui sont attribuées par la Constitution de l’Union et la loi statutaire de l’île autonome.

Il est le Chef de l’Administration relevant de l’île autonome.

Le Gouverneur nomme les Commissaires dont le nombre ne saurait dépasser 6, et met fin à leurs fonctions… (Voire l’intégralité du document initial).

Le mandat de Conseiller de l’île est gratuit. Toutefois des indemnités de déplacement et de présence pourront lui être attribuées par arrêté du Gouverneur dans la limite fixé par la loi statutaire.

Commentaire :

Dans cet article, le Président Sambi nous parle d’un gouverneur qui est le chef de l’île autonome, il est assisté par des 6 commissaires, et un conseil de l’île, à la place des députés. Les membres de ce conseil vont exercer leur fonction gratuitement. Ce qui veut dire qu’ils ne vont pas travailler, car aucune personne qui accepterait d’exercer une fonction dans une administration à titre gratuit au moment où les autres exercent la même fonction et reçoivent des salaires mensuels et des indemnités.

4ème Observation : « Article 7-4 : L’Union est représentée auprès des îles autonomes par un haut fonctionnaire dénommé Délégué Général de l’Union nommé par le Président de l’Union, après consultation du Gouverneur de l’île autonome concernée.

Le Délégué Général, dépositaire dans l’île autonome de l’autorité de l’Union, veille à l’exécution des lois et des règlements de l’Union.

Il est délégué et représentant direct de chacun des Ministres et autres membres du Gouvernement de l’Union. Sous l’autorité des Ministres et autres membres du Gouvernement, il anime et coordonne les services administratifs déconcentrés de l’Union et assure la direction générale de l’activité des fonctionnaires et agents de ces services.

Il est en outre chargé de veiller au respect, par les autorités de l’île autonome, de la répartition des compétences entre l’Union et l’île ainsi que toutes dispositions législatives et réglementaires ; à cet effet, au nom et pour le compte de l’Etat, il défère aux juridictions compétentes les textes législatifs et réglementaires ainsi que tous actes des organes de l’île de son ressort qu’il estime contraire à la légalité. »

Commentaire :

Dans cet article, nous devons comprendre deux choses : Le gouverneur de l’île, dans la constitution Sambi n’aura aucune valeur, car le « Délégué Général de l’Union » qui sera nommé par le Président (Sambi lui-même) sera le vrai chef exécutif de l’île : « Le Délégué Général, dépositaire dans l’île autonome de l’autorité de l’Union, veille à l’exécution des lois et des règlements de l’Union ».

Ne soyez pas trompés par le mot (élections de gouverneur), car il sera élu pour qu’il devienne un portrait devant la population, mais les pouvoirs exécutifs de l’île seront dans les mains de Sambi représenté par son « Délégué Général », comme l’avait précisé dans ce paragraphe.

Saviez-vous, chers compatriotes, que le système du « Délégué Général » qui représente le Président, est une importation totale du système iranien aux Comores ?

La Constitution iranienne précise que « l’Imam Khomeiny, Guide de la Révolution iranienne » est représenté partout par un « Délégué Général de l’Imam ». Après la mort de l’Imam Khomeiny, son successeur « Le Guide Suprême de la Révolution », s’appel aussi : « Le Guide Suprême de la République Islamique d’Iran ». Le « Guide Suprême de la Révolution » ou « Le Guide Suprême de la République » nomme des Délégués généraux pour lui représenter partout dans toute l’administration iranienne et dans tous les secteurs de la vie.

Il y a un Représentent de l’Imam (Guide suprême) dans chaque ministère, au parlement, dans chaque mosquée, dans chaque société, dans chaque association, dans chaque organisation, dans chaque ville ou village, dans chaque ambassade, dans chaque consulat, pour que rien ne lui échappe.

Voilà, chers compatriotes, ce que Sambi ne vous a pas dévoilé dans son projet constitutionnel ; (« vous allez voir des choses dont vous en n’avez jamais vu », déclaré-il Sambi lors de la compagne aux présidentielles).

Voila ce que vous allez voir avec L’Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi. Il va nommer des représentants partout : dans chaque île, comme l’avait précisé, dans chaque ministère, dans chaque société, dans chaque direction administrative, dans l’Université, dans chaque faculté, dans chaque école et institut, dans chaque ville et village, dans chaque mosquée, dans l’armée, dans la gendarmerie, dans la police, dans chaque syndicat, dans chaque parti politique, peut-être aussi dans chaque marché… pour qu’il puisse contrôler tout seul l’Etat et la société, et que rien ne peut lui échapper, et pour qu’il n’existe plus d’opposition à ses projets.

Voilà, chers compatriotes, la face cachée du projet constitutionnel d’Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi, Guide de la République Comorienne » afin qu’il puisse contrôler tout seul l’Etat, et que rien ne lui échappe. Voilà la démocratie de Sambi !

5ème Observation : « Article 33 : L’Assemblée de l’Union met en cause la responsabilité d’un ou plusieurs Ministres, d’autres membres du Gouvernement par l’adresse au président de l’Union d’une pétition. Une telle pétition n’est recevable que si elle est signée par un tiers au moins des membres de l’Assemblée de l’Union.

Le vote ne peut avoir lieu que quarante huit heures après son dépôt. Seuls sont recensés les votes favorables à la pétition, qui ne peut être adoptée qu’à la majorité de deux tiers des membres composant l’Assemblée de l’Union.

L’Assemblée de l’Union ne peut voter plus de deux pétitions par an et aucune pétition ne peut être déposée au cours d’une session extraordinaire.

Le Président est tenu de mettre fin aux fonctions du ou plusieurs ministres, autres membres du Gouvernement visés par la pétition. Il ne peut de le/les nommer, à nouveau des fonctions ministérielles, dans les six mois suivant la date de leur limogeage. ».

Commentaire :

Dans la République da Sambi, il ignore toute sorte d’opposition. Tout ce que Sambi propose doit passer.

Dans l’ensemble du pays, il n’y aura aucune opposition, ni à l’assemblée de députés de l’Union ni dans la rue. Il n’y aura que le « oui ». Oui, L’Ayatoullâh Ahmed Abdallah Sambi. Le « non » et le « pourquoi » n’auront plus de place.

Il n’y aura qu’une seule tendance, celle du Guide suprême et père de la nation.

Dans cet article, les députés n’auront pas le droit d’interroger un ministre douteux. Si cela peut être permis, alors, il ne serait permis que deux plaintes contre deux fautes par an. Ensuite il faut que la plainte soit adoptée par les deux tiers 2/3 de l’ensemble des députés de l’Union. Voilà la nouvelle démocratie.

6ème Observation : « Article 12-3 : Lorsque les institutions constitutionnelles, l’indépendance de la nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des institutions constitutionnelles est interrompu, le Président de l’Union, après consultation officielle du Conseil des Ministres, du Président de l’Assemblée de l’Union et de la Cour Suprême prend les mesures exceptionnelles exigées par les circonstances ».

Commentaire :

L’objectif de cet article est de mettre la population sous la terreur de l’état d’Urgence en cas d’opposition aux projets de Sambi : soit le projet de citoyenneté des chiites ou bien d’autres projets que Sambi sait bien que les comoriens ne seront pas d’accord. Alors, l’état d’Urgence est prêt pour faire peur et faire plier la population aux choix du Président de la République.

Voilà ce qu’on appelle : « La dictature constitutionnalisée ».

Croyez-vous, M. Sambi, que l’indépendance de la nation et l’intégrité territoriale des Comores ne sont pas aujourd’hui menacées par le referendum de départementalisation de notre île de Mayotte ?

VI- Soyons ensembles pour faire échouer les magouilles de Sambi :

Ayatoullâh Ahmed Abdallah SAMBI a commencé la démolition de l’Etat Comorien, en semant la division au sein de la population comorienne et en utilisant la politique coloniale : « Diviser pour mieux régner ».

Chers compatriotes !

C’est le moment ou jamais où nous devons tous, hommes et femmes, prendre notre responsabilité pour défendre notre pays, notre indépendance, notre République, notre Constitution, notre Union Nationale, nos libertés fondamentales, notre économie et les institutions de la République.

Ne croyez jamais, peuple comorien, que l’Ayatollâh Ahmed Abdallah SAMBI Président de l’Union des Comores peut un jour vous dire la vérité comme vous l’aviez constaté depuis son arrivée au pouvoir (car cacher la vérité est un principe fondamental du chiisme).

Dans le cas actuel des choses, aucune proposition d’une nouvelle constitution ne sera faite avant la fin du mandant de la présidence « tournante » de l’Île de Mwali.

C’est pour cela que Nous exigeons tout d’abord le retrait purement et simplement de ce projet anticonstitutionnel.

Aujourd’hui, les îles Comores ont besoin d’une mobilisation générale qui se traduira par la suite à une grève générale puis une paralysie totale du pays pour une durée illimitée jusqu’au retrait définitif de ce texte.

Nous allons tous, défendre la cause mohélienne jusqu’au bout en mettant barrage contre cette nouvelle tentative de déstabilisation.

Partout, nous devons être à l’initiative pour expliquer les conséquences de telles manœuvres qui visent à casser l’unité nationale.

Notre mouvement s’oppose fermement à la tenue de ce référendum qui constitue pour nous tous, une humiliation du peuple Mohélien.

Vous êtes capables, chers compatriotes, d’affronter Sambi et de le faire échouer.

Avez-vous oublié votre sympathie, votre engouement et votre entière mobilisation à l’élection de Mr Ahmed Abdallah Sambi ?

Parce que vous avez cru qu’il était le meilleur candidat qui pourrait sauver la Nation grâce à ses discours islamiques enflammés et ses positions politiques réclamant la justice. Malheureusement, il nous a trompé et trahi notre confiance.

Nous vous demandons, donc, Monsieur le Président Sambi, de venir sur vos pas et penser à l’avenir de ce pays, si longtemps souffert.

Soyons ensembles pour faire échouer les magouilles et les manipulations de Sambi.

Chers compatriotes !

Nous lançons un appel solennel à toutes les forces vives de notre pays sans exception : étudiants, professeurs, parents, hommes, femmes, fonctionnaires, notables, tous secteurs confondus, agriculteurs, commerçants, secteurs privés, taximans, toutes les couches sociales,… de se serrer les coudes, main dans la main pour une mobilisation générale sans précédente qui se traduira par une pression sociale qui provoquera l’abandon purement et simplement du nouveau projet de référendum.

Chers compatriotes, Le destin de notre pays est, désormais, est dans nos mains.

Vive l’Unité Nationale du peuple Comorien ! Vive l’Intégrité territoriale de l’archipel des Comores !
(Maoré, Mwali, Ndzouwani, Ngazidja), vive la République des Comores !
Qu’Allah nous vient en aide et qu’Il protège les îles Comores !

MOHAMED EL KABIR Abdoulaziz

« Alliance Nationale pour le Développement et la Réforme ».

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