Avons-nous encore des coeurs dans cet archipel ?

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Les images des victimes les chavirements des Kwassa Kwassa se succèdent et se ressemblent. Des cadavres des candidats à l’émigration qui flottent dans les eaux comoriennes, sont récupérés sur le cotes et plages anjouanaises ou mahoraises et sont parfois enterrés dans des fosses communes dans l’anonymat. De plus en plus d’enfants et des femmes notamment enceintes meurent dans cette traversée de tous les dangers. Ces tragédies douloureuses qui déciment une partie de notre population ne révoltent pas pour autant nos consciences et celles de nos dirigeants.

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Des autorités qui gardent un silence, accablant, troublant, révoltant et désespérant. Là où d’autres pays, toutes les forces politiques et toute la population se réunissent pour pleureur leurs victimes, décréter un deuil national, transmette les condoléances aux familles des victimes, ici c’est le silence radio, le déni d’une réalité qui ne nous honore pas, l’insouciance et l’indifférence d’une classe politique et d’une population qui veulent pas voir cette triste tragédie.

Avons-nous encore des cœurs dans ce pays ? Avons-nous une conscience qui nous permettrait de nous révolter contre ces injustices, ces chavirements de la honte, cette pauvreté qui pousse nos compatriotes à fuir ce pays au risque de leur vies ?

Ce qui se passe dans le bras de mer qui relie les iles de Mayotte et d’Anjouan dans cet archipel des Comores est grave, abominable et désastreux pour l’avenir de ce pays. Réagissons contre le silence, l’indifférence, l’inaction, l’irresponsabilité et ce crime contre le peuple comorien.

ComoresDroit

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