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Azali a choisit le livre d’Ibouroi Ali Toibibou pour enrichir la bibliothèque du Forum de Paris sur la Paix

Le président Azali Assoumani a choisit le livre de Ibouroi Ali Toibibou pour enrichir la bibliothèque du Forum de Paris sur la Paix

Le président de la République a choisi de remettre au Forum de Paris sur la Paix les deux tomes de Ibouroi Ali Toibibou, «Des esclaves Makua et de leurs descendants aux Comores», en guise de contribution pour la paix dans le monde.

Devant les journalistes, le Président explique son choix par le fait que la restitution de l’histoire, d’un pan entier jusqu’ici volontairement effacé, contribue à apaiser et réconcilier les communautés en cultivant le devoir de mémoire, l’obligation morale de se souvenir.

Le Livre, thèse de doctorat de l’auteur, démontre que le premier peuplement des Comores remonte au premier millénaire avant Jésus Christ et a connu l’esclavage avant que la traite et la colonisation française ne commencent.

Selon lui, les fonctions principales de l’esclavage dans ce petit pays au bout du monde sont agricoles et domestiques et contrairement aux autres pays, c’est la rareté des documents écrits et le silence absolu des habitants qui prédominent face à ce phénomène.

L’esclavage va connaître aux Comores, selon Ibouroi Ali Toibibou, une croissance fulgurante avec le phénomène de la traite et l’histoire coloniale.

De nombreux Mozambicains sont déversés dans les îles : les uns pour répondre aux besoins des bras dans l’économie agricole coloniale basée sur la culture des produits de rente ; les autres pour partir par la suite dans d’autres pays, et plus particulièrement l’île de La Réunion.

Dans son résumé, il raconte que les Africains d’origine mozambicaine sont connus aux Comores sous le nom de Makua. Après un survol rapide de d’histoire générale de l’esclavage aux Comores, la thèse se penche spécifiquement sur la traite de Makua pendant une période précise d’un siècle : 1870 à 1970.

L’analyse aborde successivement les aspects liés à la route, les perceptions, l’occupation des espaces, l’intégration et l’apport de Makua.

Pour l’auteur, l’abolition officielle de l’esclavagisme était diversement appréciée à l’image actuelle du pays dont les séquelles de cette histoire douloureuse sont toujours visibles jusqu’à enfanter ce que l’on appelle communément l’esclavage moderne.

Le livre, écrit sans passion, répare un préjudice porté à notre histoire.

Beit-salam

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