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«Azali, arrête ou ma mère va tirer»

C’était le titre de l’un de mes films favoris à La grande époque de Stallone. Dans lequel sa mère était obligée de prendre les armes pour défendre son fils.

Hier aussi, les mamans tenaient le rôle principal dans un autre film qui se déroulait à Moroni. Après leur première réunion à Ntsudjini , le mouvement des femmes pour l’instauration d’un état de droit, continue sur sa lancée, avec un deuxième acte dans la capitale.

À la fin de leur conférence, elles se sont dirigées pacifiquement jusqu’à la place de la liberté, qu’on traduit maladroitement comme place de l’indépendance. « Uhuru » c’est beaucoup plus que l’indépendance. C’est la liberté totale.
C’est donc sur ce lieu symbolique, rempli d’histoire, que les mamans ont décidé de prier pour la nation.

Mais comme au cinéma, il faut des bandits. Le PIGN ne s’est pas fait prier pour incarner le camp des méchants. Employant un usage disproportionné de la force envers des femmes inoffensives et pacifiques.

Cette dispersion violente d’un rassemblement paisible, ne devrait pas nous attrister outre mesure, car elle permet de démontrer de manière factuelle et incontestable la nature dictatoriale de ce régime.

Le ministre Msaidie demandait à la députée européenne Michelle Rivasi de visiter les Comores avant de condamner son gouvernement car selon lui :« Les démocrates se prononcent sur des faits vérifiés et non des faits rapportés par un camp. » Madame Rivasi, une femme de surcroît, est désormais au courant de comment ce régime maltraite la gente féminine qui ose émettre une critique envers l’autoritarisme.

Un autre ministre El Amine Souef, jadis adulé par l’unanimité de la classe politique, opposition comprise, continue sa déchéance, avec des propos scatophiles d’un extrême mauvais goût, mais surtout en nous demandant d’arrêter de nous plaindre car nous sommes mieux qu’en Érythrée. Voilà le seul point de comparaison qu’il a trouvé pour juger de la vitalité démocratique du pays.

Hier, était un concours de médiocrité. Un groupe d’écervelés de l’opposition, a attaqué physiquement devant l’ambassade des Comores à Paris, Fouad Goulam Haut Fonctionnaire membre de la délégation d’Azali. Ce comportement regrettable risque de causer du tort au mouvement jusqu’à là irréprochable de la diaspora.

Mais ces égarements condamnables ne doivent pas occulter, le message le plus important. Les reines sont entrées dans l’arène. Vous aurez tort de les sous-estimer. Exigeons la libération immédiate d’Oubeid et des nos héroïques mamans.

Al Comorya

1 commentaire sur «Azali, arrête ou ma mère va tirer»

  1. Peuple comorien , il est temps de se lever en masse comme le cas en Iran , en Irak , ou Soudan . Le mort vivant Azali et ses voyous ne sont pas invincibles , si jamais le peuple comorien décide en masse pour la chute de ce régime sanguinaire et barbare 1 seule journée l’affaire sera reglée , et le mort vivant et ses voyous seront des Maréhémou . Je dis bien une seule journée de soulevement et ce regime de banditisme sera aux oubliettes . Agissons vite peuple comorien .

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