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Azali interdit d’assister à l’enterrement de Mon Garçon à Anjouan

LIBRE OPINION de nos confrères « Le Nouvelles Anjouan »

Les dessous d’un enterrement

En bon amateur d’enterrements, Azali Assoumani en a raté un gros : celui de feu Mohamed Abdallah Halidi alias « Mon Garçon », décédé le samedi 21 en France et inhumé le jeudi 26 à Mutsamudu. C’était un de ces enterrements, avec une foule immense, comme en raffole notre croque-mort raté. C’est vrai qu’il aurait pu faire carrière dans les pompes funèbres, tellement il adore accompagner les gens à leur dernière demeure. Malheureusement, la famille du regretté Halidi n’a pas voulu de lui dans les funérailles de son fils. Et cela, malgré la demande insistante de ses missionnaires.

L’un d’eux a même eu le culot de demander : « Mais bon Dieu pourquoi la famille Garçon ne veut ni du président ni de son gouvernement à son enterrement ? » C’est fou ce que les gens peuvent être cyniques ! Il faut tout juste rappeler que Mohamed Abdallah Halidi, paix à son âme, était à la fois le gendre de Mouhammad Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, le fils aimé de l’ex-président, et le cousin de madame Hadjira Djoudi, la mère de son gendre et épouse de l’ex-raïs séquestré par le régime en place depuis 2 ans et demi. Un régime qui avait également arrêté manu militari notre défunt commerçant, en 2018, à cause de soupçons infondés de trouble à la sécurité publique.

Azali a raté un énième enterrement, mais il s’en est toutefois vite consolé dans la commémoration d’un autre célèbre défunt, l’ex-président Ahmed Abdallah Abderemane. Accueilli en garasisi et youyous à Domoni le jeudi après-midi, notre fossoyeur en herbe a pu diluer un peu son chagrin dans une danse commémorative d’un ancien président anjouanais assassiné. Comme disent les putes, yi essentiel ndo muhimu !

Par Les Nouvelles Anjouan

La Rédaction

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