Azali, l’homme qui a promis à Dieu de piller son pays

Depuis notre indépendance les Comores n’ont jamais eu la chance d’avoir un président avec de vraies convictions politiques et de bonne volonté d’agir et de servir son peuple, hormis le Mongozi, qui se soit réellement soucié de mettre en place des politiques publiques ambitieuses orientées vers le développement du pays et l’amélioration des conditions de vie des populations.

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Parmi nos chefs d’Etat il y en a un qui a bien marqué son séjour à Beît-Salam. Et pas tant par ce qu’il a accédé au pouvoir par un putsch dans un pays démocratique mais la manière dont il l’a exercé. En effet, à un moment critique de notre histoire où le pays risquait de sombrer dans le chaos et la guerre civile, l’intervention de l’armée pouvait être analysée comme une nécessité; mieux encore, cette armée alors incarnée par un jeune intellectuel, de surcroît d’apparence croyant et jovial avait suscité l’espoir.

Le colonel Azali lui-même déclarait prendre le pouvoir pour sauver le pays, restaurer l’ordre et l’unité et a promis de remettre le pouvoir aux civils. Il mit ainsi en place l’AND (Armée Nationale de Développement). Mais au fur et à mesure qu’il harponnait les habits de président et commençait à en gouter les préséances, de plus en plus il s’agrippait au pouvoir. Comme disait Montesquieu « le pouvoir absolu rend absolument fou » et, j’ajouterais, complètement ivre. Très vite, le régime bascula dans la ploutocratie ; le népotisme était érigé en règle. La liste des méfaits de ce régime d’exception est longue, mais le pire souvenir en restera à jamais l’instauration de « la tournante », ce poison institutionnalisé de nos institutions, de notre unité et du développement. Car se voir imposer un président n’a rien de démocratique, ne garantie guerre non plus l’unité du pays encore moins son développement dans la mesure où nos politiques publiques sont en constance remises en question à chaque début de mandature. De fait, le nouveau président élu ne se soucie pas de conduire une politique nationale de développement, sa priorité est d’abord de bichonner l’île dont il est originaire.

Les exemples de ces errements font légion du temps du régime de Sambi et de l’actuel gouvernement. Dans ces jeux de pouvoir l’île de Ngazidja faisait toujours figure de mauvais perdant. Azali, avait choisi de déclarer la guerre au gouverneur de cette île, dont le délabrement de toutes les infrastructures n’est plus à démontrer. Au même moment, les autorités centrales fermaient les yeux sur les agissements néfastes et la gestion calamiteuse des deniers publics du pouvoir anjouanais de l’époque. Les accointances entre les deux pouvoirs étaient telles qu’Azali avait failli ne pas se prêter au jeu de la tournante, il n’a cédé que sous les menaces et pressions de la communauté internationale. Ce régime était caractérisé par une corruption généralisée et une justice au rabais. Bref, ce fut une course effrénée au pillage du Trésor public. Le bilan est plus que lourd et les conséquences graves pour l’Etat comorien.

La vente à la braderie de l’indicatif 00269 et la distribution des contrats publics à la coterie formée par les proches de l’ancien Colonel en sont la vivante illustration. Une récente publication éditée par Monsieur Thierry Vircoulon y fait allusion. Dans ce document, qui parle de « l’Etat internationalisé… », cet énarque et haut fonctionnaire du Quai d’Orsay fait état de 40 millions d’euros découverts dans des comptes à l’étranger. Ce qui atteste bien le pillage organisé de l’Union des Comores. Et tenez vous bien ! Cette somme est l’équivalent de près de 19 672 394 808 milliards de francs comoriens ce qui correspond à plus de la moitié de la dette intérieure du pays.

L’ancien locataire de Beit-Salam garde un mutisme sur le sujet qui porte à entériner ces révélations. Car comme le dit bien le célèbre adage « qui ne dit mot consent ».En effet cette information circule depuis quelques mois maintenant, or nous n’avons entendu de sa part ni démenti ni plainte pour diffamations. Et c’est cet homme là, hier miséreux aujourd’hui millionnaire qui de plus continue à vivre sous les faveurs de la république, hier farouche opposant aujourd’hui conseiller officieux d’Ikililou qui demande encore aux Comoriens de le reconduire à Beit-Salam en 2016. D’où nos légitimes interrogations sur les vraies motivations de l’individu connaissant ses appétits insatiables au moment où les caisses de l’Etat sont vides et les comoriens affamés et malades. Aurait – il alors promis au Bon Dieu d’achever son pays avant de rendre l’âme ? Et pourtant on le voit fier dans ses déplacements et meeting de campagne au cours desquels des compatriotes béats et en transes applaudissent. Le comorien serait-il originellement doté de mémoire courte ou de foi en Dieu si forte que pardonner son bourreau relève de la normalité ? La question se pose d’autant plus que l’homme n’a visiblement point changé. Pire, l’homme serait-il devenu le nouveau mentor du pouvoir de Moroni.
Aurait-il même pactisé avec le pouvoir en place dans ses agissements antidémocratiques, ses formes d’intimidation et manœuvres frauduleuses. Des actes qui constituent une vraie menace pour la paix sociale, la cohésion nationale et la stabilité de l’ensemble du pays. Il semble même redevenu fréquentable aux yeux de celui aujourd’hui devenu le principal griot de ce gouvernement, l’actuel ministre de l’intérieur avec qui il était fâché pour des intérêts personnels. En vue d’obtenir la grâce du Président Iki, Azali vient de signer un pacte en sourdine avec l’actuel gouverneur de l’île d’Anjouan ainsi que le fameux Anli Yachourtu JAFFAR en perspectives des prochaines présidentielles.

Rappelons que ce dernier, dans les veines de qui circulent encore les ferments du séparatisme, aurait fait allégeance au Front national français : « dis moi qui tu fréquente, je te dirais qui tu es ». A la veille de ce grand rendez-vous électoral où se joue le destin de tout un peuple les masques commencent à tomber. Tant mieux pour cette coïncidence heureuse. Car ceux-là dont les mains sont sales et qui ourdissent des plans diaboliques contre ce peuple qui a tant souffert doivent à un moment se faire raison que le mal a une fin alors que le bien est eternel. Ils doivent tout autant finir par comprendre que le comorien grâce à sa foi peut pardonner, mais jamais n’oubliera le sens élevé du patriotisme de celui qui s’est réfugié à l’Ambassade de France à un moment singulier où la Nation avait besoin de lui. Enfin dans cette course à la magistrature suprême, ceux dont la probité et la foi sont inaltérables ; ceux–là même qui n’ont point d’argent pour acheter les consciences car n’ont rien volé à la collectivité peuvent continuer à croire que la vérité l’emporte toujours comme le bien est eternel.

TK

3 commentaires sur Azali, l’homme qui a promis à Dieu de piller son pays

  1. Je dis une chose avec ma conviction: La seule personne qui fera avancer ce pays est celle qui dira:mon frère s’appelle  »Comorien » sans se soucier de connaître son vrai nom,son village,son genre…et dont la probité, l’équité,l’ impartialté et l’honnêteté… constitueraient sa seule et unique préoccupation…Devinez le seul président qui se rapprochait de ces qualités? Ce qui est sûr, s’il existe, il ne se situe pas entre 1979-2016.Concernant Après-2016 je n’en sais rien…

  2. On est sidéré quand on entend les un et les autres partisans de tel ou tel régime complimenté leur président qu’ils soutiennent! Croyez-vous qu’à part Ali Soilih il y a eu un model de président comorien inspirant le patriotisme, l’impartialité et la bonne intention de développent nationale? J’en doute…

  3. Bravo bravo, bravo voilà notre problème nous sommes très fière pour rien du tout et en même temps incorrigible ; quand on dit que Azali a fait l’université et que voilà bravo c’est le meilleur alors vous êtes aveugles si il a construit l’université pour une seule arrivage de riz qu’il a augmenté 50F LE KG et après le reste a fait quoi pendant 3 ans ? voilà maintenant nous savons ou est passé le reste de l’argent C’est pour celà que je vous dis AZALI est le Président qui a fait trop du mal dans ce pays qu’on ne peut pas les comptés ?

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