Baccalauréat 2018 :  »Probable délibération » ce mardi 24 juillet

Aussitôt le baccalauréat terminé, les responsables des examens nationaux annonçaient une délibération qui devrait intervenir entre le 24 et le 26 juillet. A l’heure où nous écrivions ces lignes, on apprend que la saisie avait pris fin à Ngazidja, contrairement aux autres îles. En tout cas, elle ne dépassera pas demain, mercredi, nous dit-on.

Après la fin du baccalauréat, la délibération est le moment le plus attendu. Les candidats, les enseignants ou encore les parents d’élèves s’impatientent. Cette année, les choses semblent aller un peu plus vite. Et l’attente pourrait s’estomper d’ici 24 heures. Car comme il était annoncé le 18 juillet, par le directeur de l’Office national des examens et concours (Onec), Abdou Ali, la délibération devrait intervenir au plus tard le 26 juillet. Soit une semaine après la fin des épreuves écrites sur l’ensemble du pays. Joint au téléphone hier, lundi, ce dernier s’est réservé de donner une confirmation quant à une délibération ce mardi.

Il n’avait toutefois pas laissé entendre un changement du calendrier. «Nous attendons la fin des travaux qui suivent la correction notamment la saisie qui, généralement, prend beaucoup de temps. Selon les dernières informations qui me sont parvenues ce matin (hier, Ndlr), C’est seulement à Ngazidja où on a pu terminé la saisie. e. Donc il est difficile de confirmer une délibération au 24 juillet pour le moment», a expliqué Abdou Ali. L’évolution du processus à Ngazidja suit plutôt bien son bon chemin pour être au rendez-vous.

Tout dépend de la confrontation

Une délibération le 24 juillet ? C’est le souhait du président de jury au niveau de Ngazidja, Ali Mohamed Mbaye. «La probabilité est de mise, mais prudence oblige», estime cet ancien président de jury du baccalauréat session 2015 à Mwali. Son objectif : prévenir et éviter la désinformation à l’approche du référendum pour les candidats qui seront admis au second groupe. «Si nous arrivions à délibérer demain, il serait encore plus facile de relancer la machine pour que jusqu’au 27, les élèves puissent en toute aisance passer leurs examens. Jusque-là, nous espérons délibérer demain mais il y a des conditions à réunir», a-t-il fait indiqué, insistant notamment sur la saisie. Celle-ci a débuté la veille de la fin de la correction. Et était en cours, d’après notre interlocuteur, lors de l’entretien d’hier qui a eu lieu au Lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni.

Deux heures au maximum étaient suffisantes pour que l’équipe du secrétariat achève la saisie des notes des 7.754 candidats ayant composé le baccalauréat à Ngazidja. «C’est l’exercice le plus compliqué», admet Ali Mohamed Mbaye. «Parce qu’il consiste à vérifier les notes de chaque candidat sur deux ordinateurs. Une manière de bien s’assurer qu’il n’y a pas eu d’erreurs. Si un élève obtient 10 en anglais, la note doit être la même lors de la confrontation. Nous souhaiterions en finir la confrontation ce mardi «, a-t-il poursuivi.

Toutefois, précise-t-il, plus le nombre d’erreurs répertoriées est anodin, mieux ce sera pour ce qui est de la délibération. Moins de 24 heures avant la fin du processus, celui qui, pour la cinquième fois, assure la présidence du jury du bac dans le pays, a dressé un bilan satisfaisant concernant le déroulement de l’examen. Absence de fautes sur les épreuves écrites, excepté l’arabe, des sites abritant les examens répondant aux normes, des correcteurs choisis selon les profils sollicités, un jury de surveillance à la hauteur nous dit-on. Les remarques faites par le président de jury témoignent de la satisfaction qu’il éprouve en tant que responsable qui est habitué aux nombreuses bavures constatées chaque année.

Abdou Moustoifa / Alwatwan

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